»
»
»
Consultation

Mélenchon et des syndicats snobent Macron à l'Elysée

Mélenchon et des syndicats snobent Macron à l'Elysée
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Jean-Luc Mélenchon, de même que la CGT et la CFE-CGC, ont chacun annoncé lundi qu'ils boycotteraient la réunion de mardi à l'Elysée visant à installer le Haut Conseil pour le climat, qualifiée par le chef de file de La France insoumise de "pantalonnade communicationnelle".

Le député de Marseille dit faire partie des invités à ce rendez-vous - dont l'Elysée n'a pas communiqué la liste dans l'immédiat - censé répondre à la colère des "Gilets jaunes" née des hausses de taxes, en particulier sur les carburants.

"Le mouvement des Gilets jaunes mérite mieux que la pantalonnade communicationnelle à laquelle vient de se livrer le président de la République et son conseil des ministres", écrit Jean-Luc Mélenchon dans un communiqué.

"Non seulement le président des riches ne répond pas à la principale revendication du mouvement, la suppression de la surtaxe sur les carburants et le rétablissement de l'ISF [Impôt de solidarité sur la fortune-ISF], mais il cherche de plus à donner une signification écologique à son refus de prendre en compte la souffrance sociale organisée par sa politique sur la mobilité", ajoute-t-il.

Pour Jean-Luc Mélenchon, il ne faut pas confondre "spectacle" et "dialogue", alors que certaines régions du pays, comme sur l'île de la Réunion, se trouvent en "situation insurrectionnelle."

"Je pense porter d'une certaine manière un écho de la voix des Gilets jaunes", a ajouté sur BFM TV Jean-Luc Mélenchon, qui dit soutenir le mouvement sans s'immiscer dans son organisation.

"La France insoumise appelle tous ses membres à être dans le mouvement et à en respecter l'autonomie et l'indépendance", a-t-il dit.

La CGT a également fait savoir qu'elle snoberait l'installation du Haut Conseil pour le climat car, justifie-t-elle dans un communiqué, "il ne peut y avoir une prise en compte collective de ces enjeux sans réponses immédiates et ambitieuses aux revendications légitimes des travailleurs et travailleuses".

La centrale cite notamment la hausse du smic et des minima sociaux.

Le président de la CFE-CGC, François Hommeril, a pour sa part déclaré aux Echos avoir "mieux à faire" qu'écouter Emmanuel Macron.

"On va encore avoir droit à un discours interminable où il va donner des leçons à tout le monde" mais "si on m'invite à l'Elysée pour discuter, j'irai", a dit le numéro du syndicat de cadres au quotidien économique.

Après dix jours de rassemblements, parfois émaillés de violences, dans toute la France, les "Gilets jaunes" ont annoncé lundi sur les réseaux sociaux qu'ils s'étaient dotés d'une délégation de huit "communicants officiels" nationaux chargés de rencontrer Emmanuel Macron et le gouvernement.

(Elizabeth Pineau avec Simon Carraud, édité par Yves Clarisse)


click here for restriction
©2018 Reuters

Reuters

Nombre de caractères autorisé : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !

Partenaires de Boursier.com