»
»
»
Consultation

Mazda, Suzuki, Yamaha pris dans l'affaire des falsifications

Mazda, Suzuki, Yamaha pris dans l'affaire des falsifications
Crédit photo © Reuters

TOKYO (Reuters) - Mazda Motor, Suzuki Motor et le constructeur de motos Yamaha Motor ont été pris à leur tour jeudi dans le scandale des falsifications de niveaux de consommation et d'émissions polluantes qui ébranle l'industrie automobile japonaise.

Le gouvernement a ordonné à l'ensemble des constructeurs d'effectuer des vérifications après la découverte de falsifications de tests chez Subaru et Nissan l'an dernier.

Suzuki, Mazda et Yamaha ont certifié des véhicules même dans des cas où leurs niveaux de consommation ou d'émissions polluantes avaient été testés dans des conditions non valables, a précisé le ministère des Transports dans un communiqué.

Le ministère a dit avoir examiné des tests effectués à différentes périodes, remontant jusqu'à 2012 dans le cas de Suzuki.

Suzuki, le quatrième constructeur nippon, a reconnu que sur un échantillon de 12.819 voitures testées depuis juin 2012, environ 50% avaient été incorrectement certifiées.

"J'exprime des excuses profondes et je conduirai les efforts pour empêcher que cela ne se reproduise", a déclaré le directeur général Toshihiro Suzuki lors d'une conférence de presse.

Le groupe a dit toutefois ne pas avoir relevé de problème particulier avec les niveaux actuels d'émissions et de consommation et il ne prévoit donc pas de rappel.

Le ministère a précisé que ses inspections similaires chez Mazda avaient révélé un taux de falsifications= de 4%, et de 2% pour le constructeur de motos Yamaha.

Ce dernier a aussi confirmé les irrégularités et a présenté ses excuses. Mazda a prévu une conférence de presse plus tard dans la journée.

A la Bourse de Tokyo, Suzuki a chuté de 6,04% à 6.944 yens jeudi, Yamaha a lâché 4,63% à 2.820 yens et Mazda 1,30% à 1.327.

La liste qui s'allonge des constructeurs impliqués dans cette affaire ternit l'image de l'industrie manufacturière japonaise, réputée pour sa production de qualité.

En juillet, Nissan a admis de nouvelles failles de contrôle pour 19 de ses modèles au Japon, et des fournisseurs de matériaux comme Kobe Steel, Mitsubishi Materials ou Toray Industries avaient reconnu des manquements l'an dernier.

Au-delà, c'est toute l'industrie automobile mondiale qui subit le contrecoup du Dieselgate, le scandale déclenché en 2015 quand Volkswagen a reconnu avoir installé un logiciel secret dans des modèles diesel pour contourner des tests d'émissions polluantes aux Etats-Unis.

Le constructeur allemand avait alors reconnu que jusqu'à 11 millions de véhicules dans le monde pourraient être concernés.

(Chandini Monnappa à Bangalore, Véronique Tison pour le service français)


click here for restriction
©2018 Reuters

Reuters

Nombre de caractères autorisé : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !

Partenaires de Boursier.com