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Manuel Valls relance le débat sur le regroupement familial

Manuel Valls relance le débat sur le regroupement familial

PARIS (Reuters) - Manuel Valls tente de relancer le débat sur la politique migratoire de la France et l'un des ses piliers, le regroupement familial, une initiative critiquée au sein du gouvernement.

La pertinence d'un débat sur le regroupement familial a été contestée mardi notamment par la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine.

Durant le séminaire de rentrée du gouvernement consacré lundi à la politique d'avenir de la France, Manuel Valls aurait provoqué un froid par ses propos concernant la politique d'immigration, notamment le regroupement familial, écrit mardi le quotidien Le Parisien.

Interrogé mardi sur RMC et BFMTV, le ministre de l'Intérieur a paru agacé que son opinion ait été rapportée publiquement mais a de nouveau abordé ce thème.

"Il faut rebâtir un partenariat avec l'Afrique notamment sur la question migratoire", a dit Manuel Valls, confirmant implicitement certaines des déclarations que lui attribue Le Parisien.

"C'est l'ensemble de nos politiques migratoires qui devront être questionnées pour la France, pour l'Europe et notamment le bassin méditerranéen et toutes les questions seront posées et j'ai dit, parmi d'autres, la question du regroupement familial peut être posée", a-t-il ajouté.

Un point de vue que ne partage pas Marisol Touraine. "Je crois que nous devons rappeler que nous sommes dans un cadre républicain et que ce cadre républicain doit être réaffirmé", a-t-elle dit sur France 2

"Pour ma part, je ne crois pas que la mise en cause du regroupement familial serait une manière de faire vivre notre cadre républicain", a ajouté la ministre des Affaires sociales.

Olivier Dartigolles, porte-parole du Parti communiste, voit pour sa part dans les propos de Manuel Valls "une orientation funeste et catastrophique pour tous ceux qui se reconnaissent dans les valeurs de gauche".

Selon Le Parisien, Manuel Valls aurait également heurté certains de ses collègues en posant lundi la question de la compatibilité de l'islam avec la démocratie.

Le ministre des Finances, Pierre Moscovici, a volé mardi au secours de Manuel Valls qui, selon lui, a dit précisément l'inverse.

"Quand je lis que certains disent que Manuel Valls aurait laissé planer un doute sur le fait que l'islam soit compatible avec la République, pas du tout, ce qu'il a dit, c'est exactement le contraire, il a dit : nous allons montrer, nous sommes en train de montrer que l'islam est compatible avec la République. Ne nous faisons pas de faux procès", a dit Pierre Moscovici sur France Inter.

Capucine Fachot-Charbonneau, édité par Patrick Vignal


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