Mali : Le président Goïta échappe à une attaque dans la grande mosquée de Bamako

Mali : Le président Goïta échappe à une attaque dans la grande mosquée de Bamako
Crédit photo © Reuters

BAMAKO (Reuters) - Le président de transition au Mali, Assimi Goïta, a dit être sorti indemne d'une tentative d'attaque à l'arme blanche mardi dans la grande mosquée de Bamako.

La présidence a déclaré que l'agresseur avait été maîtrisé par les agents de sécurité et que l'enquête sur l'incident était en cours.

Le colonel Goïta a été investi le mois dernier après avoir orchestré en mai la mise à l'écart de Bah Ndaw, président installé après le renversement du président Ibrahim Boubacar Keïta, dont l'officier des forces spéciales était déjà à l'origine, en août 2020.

"Tout va bien, il n'y a pas de problème. Cela fait partie de la vie d'un dirigeant", a déclaré Assimi Goïta à la télévision publique plusieurs heures après l'incident, qui s'est produit pendant les célébrations de la fête musulmane du sacrifice, l'Aïd el Kébir, à la Grande Mosquée de Bamako.

"Il y a toujours des gens qui sont malheureux. Il y a des gens qui vont essayer de déstabiliser (le pays)", a-t-il ajouté.

Le colonel Goïta a assuré qu'il s'agissait d'un "acte isolé".

Les images diffusées en ligne par l'agence de presse malienne Joliba montrent les forces de sécurité évacuant par la force au moins deux hommes de la Grande Mosquée. On ignorait dans l'immédiat si ces deux hommes sont soupçonnés d'avoir participé à l'agression.

Selon le témoignage du Premier ministre Choguel Maiga, qui était assis près d'Assimi Goïta au moment de l'attaque, un homme armé d'un couteau s'est approché du président à la fin de la prière et a tenté de le poignarder dans le cou.

"Comme vous le savez, le président par intérim est un officier des forces spéciales et je crois que son réflexe a empêché l'agresseur d'atteindre son objectif", a-t-il ajouté.

(Reportage Tiemoko Diallo, Paul Lorgerie et Bate Felix, rédigé par Cooper Inveen, version française Nicolas Delame, Bertrand Boucey et Dagmarah Mackos, édité par Sophie Louet et Jean-Stéphane Brosse)


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