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Macron fustige les "pyromanes indignés" et vise Mélenchon

Macron fustige les "pyromanes indignés" et vise Mélenchon
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Emmanuel Macron a fustigé jeudi "les élus qui tiennent constamment un discours d'agitation" après les violences qui ont éclipsé la manifestation syndicale du 1er-Mai à Paris, visant implicitement le dirigeant "insoumis" Jean-Luc Mélenchon.

"Les élus qui tiennent constamment un discours d'agitation, c'est leur faute", a déclaré le chef de l'Etat à la presse, au moment de quitter l'Australie pour se rendre à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, selon BFM TV.

Prié de dire s'il faisait allusion à La France insoumise qui organise le 5 mai une "Fête à Macron" pour dénoncer sa politique, il a répondu qu'il s'agissait de "ceux qui proposent des manifestations ou des fêtes".

"Je pense qu'il y a beaucoup de gens qui veulent rejouer la partie démocratique. (...) Ils n'ont jamais accepté la défaite", a-t-il ajouté en faisant allusion à Jean-Luc Mélenchon, vaincu dès le premier tour de l'élection présidentielle.

Il a salué la gestion de la situation par les forces de l'ordre face à ces "pyromanes indignés", estimant que ces dernières ont eu "un arbitrage à faire". "Qu'est ce que vous m'auriez dit s'il y avait eu des blessés?", a-t-il déclaré.

Jean-Luc Mélenchon, a immédiatement réagi sur Twitter en qualifiant les propos du chef de l'Etat d'"attaques" qui sont "indignes et mensongères". "Un président ne devrait pas parler comme ça", a-t-il ajouté.

Plus tard, devant la presse, il a ajouté que la stratégie du gouvernement était de "faire peur". "Depuis le 1er-Mai, leur grande peur, c'est notre marche du 5 mai (...) parce que nous voulons faire la démonstration que toute la société est capable de se mobiliser", a-t-il dit sur BFMTV.

Il précise que ce mouvement "ne va pas s'arrêter". Il espère que, "d'ici ce soir", une "date commune d'appel à une démonstration de force" réunissant syndicats et organisations politiques sera annoncée.

MANIFESTATIONS SURVEILLÉES SAMEDI

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, qui craint de nouvelles violences samedi, a précisé sur France Inter que les dispositifs de sécurité allaient être renforcés.

"Dans le langage populaire, 'faire la fête à quelqu'un' ça peut avoir une double signification, il y a un côté sympathique et festif et puis il y a un côté plus violent 'on va lui faire sa fête'", a-t-il déclaré.

"Les forces de l'ordre travaillent avec les organisateurs des événements qui se tiendront le 5 mai et j'ai bon espoir que par ce travail avec les organisateurs, on puisse prévenir au maximum les violences."

Mardi, le Premier ministre, Edouard Philippe, avait fustigé les "professionnels de la polémique" face aux violences dues à quelque 1.200 militants "Black blocs", activistes vêtus de noirs et masqués qui prennent pour cibles les "symboles de l'Etat et du capitalisme".

Le président des Républicains, Laurent Wauquiez, a dénoncé une "faillite de l'Etat régalien", tandis que la présidente du Front national, Marine Le Pen, mettait en cause le "laxisme du pouvoir", sa "mansuétude" et sa "complicité" à l'égard des "milices d'extrême gauche".

La police a interpellé plus 283 individus à la suite des évènements dont 109 qui ont été mis en garde à vue. Pour 43 personnes, dont cinq mineurs, la garde à vue a été prolongée mercredi soir, selon le Parquet de Paris.

(Caroline Pailliez, édité par Yves Clarisse)


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