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Macron et Déby alertent sur Boko Haram et le financement du G5 Sahel

Macron et Déby alertent sur Boko Haram et le financement du G5 Sahel
Crédit photo © Reuters

N'DJAMENA (Reuters) - Emmanuel Macron et Idriss Déby ont dit leur inquiétude quant à l'extension territoriale de la menace de Boko Haram et l'urgence d'apporter des financements à la force du G5 Sahel, après une rencontre dimanche dans la capitale tchadienne, N'Djamena.

"Nous avons noté avec préoccupation la menace de plus en plus grandissante du terrorisme, en particulier la recrudescence des attaques de Boko Haram", a déclaré le président tchadien lors d'une conférence de presse avec son homologue français.

Emmanuel Macron a souligné "l'importance, aujourd'hui peut-être plus criante encore qu'hier, de la sécurité du lac Tchad et donc de la présence de Boko Haram. Nous sommes sur ce sujet très inquiets". Face à cette menace, qui concerne désormais le Tchad et le Niger, il a confirmé l'engagement de la France et souhaité que 55 millions d'euros de financements européens soient versés rapidement.

Crucial également selon les présidents, le financement de la force du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad), composée de 4.000 hommes et destinée à lutter contre les groupes djihadistes dans la bande sahélo-saharienne, mais dont le retard freine sa pleine opérationnalisation.

"Les ressources financières attendues ne sont pas encore mobilisées et je tiens à souligner l'urgence", a dit Idriss Déby, en précisant que l'objectif était, avec des moyens limités, de mener des opérations ponctuelles en janvier.

Réunis à Bruxelles en février, une cinquantaine de pays se sont engagés à verser quelque 400 millions d'euros pour financer cette force. Mais dix mois plus tard, seulement 100 millions d'euros ont été effectivement versés - 215 millions d'euros sont en cours de contractualisation, selon l'Elysée.

Avec l'appui de la France, le G5 Sahel a demandé pendant des mois de placer la force sous chapitre VII de la charte de l'Onu, ce qui permettrait un financement durable, mais les Etats-Unis s'y sont opposés.

(Madjiasra Nako, avec Jean-Baptiste Vey à Paris, édité par Eric Faye)


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