Libye : Le médiateur de l'Onu démissionne, à quelques semaines des élections

Libye : Le médiateur de l'Onu démissionne, à quelques semaines des élections

par Michelle Nichols

NATIONS UNIES, 23 novembre (Reuters) - Le médiateur des Nations unies pour la Libye, Jan Kubis, va quitter ses fonctions, a annoncé mardi le porte-parole de l'Onu, une démission qui intervient moins d'un an après sa nomination et alors que des élections sont prévues le mois prochain dans le pays.

Le diplomate britannique de carrière Nicholas Kay a la préférence de l'Onu pour succéder à Jan Kubis, a-t-on appris de diplomates s'exprimant sous couvert d'anonymat.

Il appartient aux 15 membres du Conseil de sécurité de désigner, par consensus, un nouvel émissaire.

Le secrétaire général de l'Onu, Antonio Guterres, a accepté "avec regret" la démission de Jan Kubis, a fait savoir son porte-parole.

A la question de savoir quand ce départ serait effectif, Stephane Dujarric a déclaré que Jan Kubis avait clairement indiqué "qu'il ne claquait pas la porte aujourd'hui".

"Lui, plus que quiconque, ne veut pas voir la mission être déstabilisée d'une quelconque manière", a-t-il ajouté.

"Le secrétaire général travaille à un remplacement approprié. Nous sommes parfaitement conscients du calendrier électoral et travaillons aussi vite que possible pour garantir la continuité dans le leadership", a poursuivi le porte-parole onusien.

Jan Kubis avait été formellement nommé médiateur pour la Libye en janvier dernier, prenant la succession de Ghassan Salamé, qui avait démissionné en mars 2020 pour raisons de santé liées au stress.

On ne connaît pas dans l'immédiat les raisons du départ de Jan Kubis, qui n'est "pas complètement une surprise", a déclaré Stéphane Dujarric, sans en dire davantage.

Des élections législatives et présidentielle ont été programmées le 24 décembre en Libye dans le cadre d'un processus politique chapeauté par l'Onu pour sortir le pays de la guerre civile.

Mais des querelles autour du scrutin menacent la feuille de route onusienne. Les règlements électoraux n'ont pas été finalisés et les élections législatives ont été repoussées au début d'année prochaine.

(Reportage Michelle Nichols; version française Jean Terzian)

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