Les USA mettent sur pied une unité de lutte contre le terrorisme intérieur

Les USA mettent sur pied une unité de lutte contre le terrorisme intérieur
Les USA mettent sur pied une unité de lutte contre le terrorisme intérieur
Crédit photo © Reuters

par Sarah N. Lynch

WASHINGTON (Reuters) - L'administration du président américain Joe Biden met en place une nouvelle unité au sein du département de la Justice afin de lutter contre le terrorisme intérieur, une décision qui intervient après l'assaut meurtrier mené en janvier 2021 par des partisans de l'ancien président Donald Trump.

Un haut représentant américain en a fait l'annonce mardi lors d'une audition devant la commission des Affaires judiciaires du Sénat, notant que les Etats-Unis faisaient face à une "menace élevée" représentée par des extrémistes nationaux cherchant à commettre des actes violents à des fins politiques ou sociales.

"Les extrémistes violents de l'intérieur sont souvent motivés par un mélange d'idéologies et de doléances personnelles. Nous constatons une menace croissante émanant de ceux qui sont motivés par une animosité raciale, de même que ceux qui adhèrent à des idéologies extrémistes anti-gouvernement et anti-autorité", a déclaré Matthew Olsen, un haut magistrat de la division de sécurité nationale du département de la Justice.

En mai dernier, le ministre fédéral de la Justice ("Attorney General"), Merrick Garland, a déclaré que des groupes extrémistes comme les suprémacistes blancs représentaient une menace grandissante pour les Etats-Unis.

Matthew Olsen a indiqué que la nouvelle unité prendrait place au sein de la division de sécurité nationale et travaillerait à "garantir que ces affaires sont gérées correctement et coordonnées efficacement" entre les départements et à travers le pays.

Plus de 725 personnes ont été inculpées en lien avec l'assaut mené le 6 janvier 2021 contre le Capitole à Washington par des centaines de partisans de Donald Trump cherchant à empêcher la certification par le Congrès de la victoire de Joe Biden à l'élection présidentielle de novembre 2020.

Figurent parmi les accusés des membres de groupes ou milices d'extrême droite, dont les "Proud Boys".

Un haut représentant du FBI a fait savoir au Congrès en novembre dernier que l'agence fédérale menait quelque 2.700 enquêtes liées à l'extrémisme intérieur.

(Reportage Sarah N. Lynch; version française Jean Terzian, édité par Sophie Louet)

click here for restriction
©2022 Reuters
Reuters

Nombre de caractères autorisés : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !