Accueil
»
Actualités
»
Reuters
»
Consultation

Les syndicats veulent des moyens pour un meilleur dialogue social

Les syndicats veulent des moyens pour un meilleur dialogue social
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Les syndicats ont appelé mercredi le gouvernement à revenir sur des dispositions des ordonnances du Code du travail qui ont affaibli, selon eux, les instances de représentation du personnel, rendant très difficile l'exercice de leur mandat en pleine crise sanitaire et économique.

La réforme du Code du travail, adoptée en 2017, a acté la fusion des instances de représentation du personnel, entraînant, pour les plus grandes entreprises, une diminution du nombre d'élus et limitant leur présence auprès des salariés.

La crise sanitaire a par ailleurs rendu plus difficile la tenue de réunions et a distancié les liens entre élus et salariés, expliquent la CFDT, la CGT, Force ouvrière, la CFE-CGC et la CFTC dans une lettre commune adressée au Premier ministre.

S'il n'est pas question de revenir sur les mesures de sécurité mises en place pour limiter la propagation de l'épidémie, les syndicats souhaitent que le gouvernement donne davantage de moyens aux élus du personnel.

"Ils doivent faire face aujourd’hui à la dégradation majeure de la situation économique et son cortège de restructurations, de suppressions d’emplois, d’augmentation du chômage et de la précarité", expliquent-ils.

"Nous demandons une réunion rapide sur l’évaluation des conséquences des ordonnances travail afin de rétablir les droits de représentation collective des salariés à la hauteur des enjeux actuels", ajoutent-ils.

Le secrétaire général de Force ouvrière, Yves Veyrier, propose, entre autres, de recréer des comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), tels qu'ils existaient avant la fusion des instances.

Les cinq organisations syndicales réclament par ailleurs l'abandon de la réforme de l'assurance chômage qui, après plusieurs reports, doit entrer en vigueur avec des modifications en janvier prochain.

Alors que le président de la République doit prendre la parole en fin de journée, elles précisent "que l’heure n’est pas de remettre à l’ordre du jour le sujet des retraites". Cette réforme, chantier majeur du quinquennat, a été suspendue en raison de la crise sanitaire.

(Caroline Pailliez, édité par Jean-Michel Bélot)


click here for restriction
©2020 Reuters

Reuters

Nombre de caractères autorisés : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !