»
»
»
Consultation

Les syndicats réformistes de la SNCF renouent le dialogue avec Borne

Les syndicats réformistes de la SNCF renouent le dialogue avec Borne
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - L'Unsa et la CFDT ont salué vendredi "la volonté d'avancer" et "l'écoute" de la ministre des Transports, Elisabeth Borne, avec laquelle ils ont renoué le dialogue après plusieurs semaines d'impasse dans les discussions sur la réforme de la SNCF.

Tenants d'une ligne plus dure dans la mobilisation contre le projet gouvernemental, la CGT et Sud ont en revanche snobé ces réunions bilatérales programmées en vue de l'examen du texte au Sénat, à la fin du mois.

Devant Elisabeth Borne, les deux organisations réformistes ont présenté leurs propositions d'amendements - 42 pour la CFDT et une trentaine pour l'Unsa - portant en grande partie sur les conditions dans lesquelles les salariés de la SNCF pourront être transférés à la concurrence une fois le marché ouvert.

"La ministre a abordé cette deuxième phase dans un esprit de dialogue ouvert sur l'ensemble des propositions qu'on lui a faites", a déclaré à Reuters le secrétaire général adjoint de la CFDT-cheminots Sébastien Mariani.

"A la différence de certaines réunions dans le passé, on voyait qu'ils avaient travaillé sur la base des propositions et il y a eu un dialogue argumenté", a-t-il ajouté.

L'Unsa-ferroviaire a pour sa part rencontré une ministre "à l'écoute", selon les mots du secrétaire fédéral Florent Monteilhet, également joint par Reuters.

"DIFFICILE DE SAVOIR SI ON ABOUTIRA"

Elisabeth Borne n'a cependant donné aucun indice sur le nombre et la nature des amendements qui pourraient être retenus lors des débats au Sénat, à partir du 23 mai en commission et du 29 mai en séance publique.

En attendant les prochaines échéances parlementaires, "c'est difficile de savoir si on aboutira à quelque chose d'acceptable", selon Sébastien Mariani.

Les "discussions se poursuivront dans les prochains jours", a fait savoir le ministère dans un communiqué.

Les deux forces réformistes assurent que les négociations engagées avec l'exécutif ne mettent pas à mal l'unité syndicale, qui tient depuis le début de la grève en pointillé, mais les derniers développements soulignent de facto les différences d'approche avec l'axe CGT-Sud.

CGT, Unsa, Sud et CFDT avaient critiqué à l'unisson la conduite de la première série de négociations organisées sous l'égide d'Elisabeth Borne et tous avaient claqué la porte le 19 avril, faute d'avancées suffisantes à leurs yeux.

Mais, selon l'Unsa et la CFDT, les réunions bilatérales de lundi dernier avec Edouard Philippe, à Matignon, ont ouvert une "deuxième phase" plus propice au dialogue.

Le Premier ministre a une nouvelle fois exclu à cette occasion de revenir sur les grands principes de la réforme - ouverture à la concurrence, fin du statut de cheminots pour les nouvelles recrues et transformation juridique de la SNCF - tout en montrant des signes d'ouverture.

La grève intermittente, qui a débuté le 3 avril, doit reprendre dimanche pour un nouvel épisode de deux jours.

(Simon Carraud, édité par Yves Clarisse)


click here for restriction
©2018 Reuters

Reuters

Nombre de caractères autorisé : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !

Partenaires de Boursier.com