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Les syndicats réformistes de la SNCF refusent de poursuivre la grève

Les syndicats réformistes de la SNCF refusent de poursuivre la grève
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Les syndicats réformistes de la SNCF, CFDT et Unsa, ont rejeté la proposition de la CGT de poursuivre la grève en juillet avant même l'intersyndicale qui s'est terminée mardi soir, actant la fin du mouvement unitaire entamé le 3 avril.

Les quatre syndicats représentatifs de la SNCF - CFDT, CGT, Unsa et Sud Rail - se réunissaient mardi en interfédérale pour discuter de la suite du mouvement au-delà du 28 juin, échéance convenue en intersyndicale.

La CGT-cheminots a fait cavalier seul vendredi en annonçant la poursuite en juillet de la grève contre la réforme de la SNCF, au-delà du 28 juin, même si le projet de loi a définitivement adopté par le Parlement.

L'Unsa rapportait lundi que la CGT envisageait de prolonger la grève les 2, 6 et 7 juillet prochains, des dates que le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, s'est refusé mardi à confirmer dans le détail.

La CGT "déterminera demain (mercredi) des modalités qui seront appliquées en juillet, août et septembre", a dit Laurent Brun, secrétaire général de la fédération des cheminots, devant des journalistes à l'issue de la réunion.

Le secrétaire fédéral Sud Rail Erik Meyer s'est montré favorable lui aussi à une poursuite de la grève.

L'Unsa ferroviaire, qui avait annoncé mardi matin qu'elle ne poursuivrait pas le mouvement après le 28 juin, entend maintenir la pression par le biais de moyens alternatifs à la grève.

"On sort de trois mois de chantiers intenses et importants. Il y a des désaccords, on va continuer à oeuvrer, mais pas pendant la période estivale", a dit à Reuters le secrétaire général adjoint de l'Unsa ferroviaire, Florent Monteilhet.

"IL FAUT SAVOIR FINIR UNE GRÈVE"

Si, pour l'Unsa, l'unité syndicale n'est plus aussi forte qu'au début, elle pourra être "reconstruite assez rapidement lorsqu'il faudra peser", a dit le secrétaire général de la CFDT cheminots, Didier Aubert, devant la caméra de LCI.

Un peu plus tôt, il avait jugé "prématurée" la décision d'une poursuite du mouvement au-delà du 28 juin.

"Il n'est pas question pour la CFDT de faire de la surenchère dès aujourd'hui", a-t-il ajouté, estimant qu'après les amendements obtenus sur la loi et les garanties apportées dans la convention collective, seule la négociation du pacte ferroviaire d'entreprise avec la SNCF continuait de représenter un "verrou".

Le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a quant à lui appelé mardi à la fin du mouvement.

"Il faut savoir finir une grève. Le peuple français a tranché par l'intermédiaire de ses représentants, qui ont voté à une large majorité pour le projet de réforme de la SNCF", a-t-il déclaré sur BFM TV.

La première phrase, empruntée au secrétaire général du Parti communiste français Maurice Thorez pendant les grèves du Front populaire, a déjà été reprise dans ce contexte par le gouvernement, notamment le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin.

Mais les deux locataires de Bercy n'ont cité que partiellement Maurice Thorez, qui avait estimé qu'"il faut savoir arrêter une grève dès que satisfaction a été obtenue."

(Arthur Connan, Julie Carriat et Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse)


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