Les prétendants à la succession de Merkel s'affrontent à la télévision

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BERLIN (Reuters) - Le candidat conservateur à la chancellerie allemande a attaqué son rival social-démocrate lors d'un débat télévisé dimanche, deux semaines avant les élections, en le pressant de questions sur son bilan en matière de lutte contre le blanchiment d'argent et sur une éventuelle alliance avec l'extrême gauche.

Alors que le camp conservateur est à la peine dans les sondages derrière les sociaux-démocrates (SPD) dans les sondages, Armin Laschet a tenté de saper la crédibilité d'Olaf Scholz, l'actuel ministre des Finances, candidat du parti de centre-gauche pour succéder à la chancelière allemande Angela Merkel.

Le représentant de la CDU démocrate-chrétienne a accusé Olaf Scholz d'avoir manqué à ses responsabilités à la lumière de récentes perquisitions menées contre les ministères des Finances et de la Justice dans le cadre d'une enquête sur l'agence gouvernementale de lutte contre le blanchiment d'argent.

"Si mon ministre des Finances travaillait comme vous, alors nous aurions un sérieux problème", a déclaré Armin Laschet.

Imperturbable, Olaf Scholz a répliqué en accusant son rival d'être "malhonnête" en donnant la fausse impression d'une enquête sur son ministère.

Selon un sondage d'opinion publié dimanche, le SPD a accru son avance sur les conservateurs avec 26% d'intentions de vote, en hausse d'un point sur une semaine et au plus haut depuis juin 2017. Les conservateurs restent dans le même temps stables, à 20%, tandis que les Verts perdu 1 point à 15%.

Au cours des trois derniers mois, les conservateurs ont perdu 8 à 9 points de pourcentage à l'approche des élections législatives du 26 septembre.

Après une gaffe mémorable qui l'a vu rire lors de la visite d'une ville frappée par des inondations meurtrières en juillet, Armin Laschet a tenté de rattraper son retard.

Dimanche, il a également demandé à Olaf Scholz s'il formerait une alliance avec les Verts et le parti d'extrême gauche Die Linke, qui s'oppose à l'OTAN et critique de nombreux aspects de l'UE.

Olaf Scholz a une nouvelle fois refusé d'exclure de travailler avec le Linke, arguant que les électeurs devaient d'abord se prononcer dans le urnes. Il a cependant souligné les nettes divergences entre les partis, qui rendraient une coalition très difficile.

La plupart des experts pensent qu'une coalition à trois est le résultat le plus probable de l'élection, un scénario qui pourrait prendre plusieurs mois à négocier et pendant lequel Angela Merkel resterait en fonctions.

(Reportage Madeline Chambers, version française Benjamin Mallet)

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