Les partis pro-Macron forment une "confédération" et dévoilent une liste de candidats

Les partis pro-Macron forment une "confédération" et dévoilent une liste de candidats
Les partis pro-Macron forment une 'confédération' et dévoilent une liste de candidats
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PARIS (Reuters) - Les partis qui soutiennent le président Emmanuel Macron sont parvenus à un accord pour s'unir au sein d'une confédération, baptisée "Ensemble", en vue des élections législatives de juin, pour lesquelles ils ont dévoilé jeudi soir une première liste de 187 candidats.

Cette première salve de prétendants est le fruit de négociations entre le mouvement présidentiel et ses partenaires d'Horizon, le courant de l'ancien Premier ministre Edouard Philippe, et les centristes du MoDem de François Bayrou, réunis dans une confédération baptisée "Ensemble".

Selon une source au fait des discussions, 58 circonscriptions ont été accordées à Horizons, et une centaine au MoDem.

La première liste de candidats investis par la majorité présidentielle comporte 187 noms (94 femmes et 93 hommes), dont plusieurs ministres, comme Elisabeth Borne (Travail) dans le Calvados, Jean-Michel Blanquer (Education nationale) dans le Loiret ou Gabriel Attal (porte-parole du gouvernement) dans les Hauts-de-Seine.

C'est aussi le cas du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, dans le Nord, où Emmanuel Macron l'a emporté à une courte majorité face à la candidate du Rassemblement national Marine Le Pen. Ses collègues de l'Economie, Bruno Le Maire, et de la Justice, Eric Dupont-Moretti, ont renoncé à se présenter.

L'ancien Premier ministre et ex-socialiste Manuel Valls, soutien d'Emmanuel Macron, est parachuté sur la 5e circonscription des Français de l'étranger qui englobe l'Espagne, le Portugal, Andorre et Monaco. Au grand dam du député LaRem sortant Stéphane Vojetta, qui a annoncé via Twitter sa "ferme intention d'être candidat".

La création de la "confédération" des partis soutenant Emmanuel Macron vise précisément à éviter les "dissidences".

Elle avait été annoncée plus tôt dans la journée par le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, lors d'une conférence de presse au siège de La République en marche (LaRem), à Paris.

LAREM DEVIENT RENAISSANCE

Le délégué général de LaRem, Stanislas Guerini, a annoncé à cette occasion que le mouvement présidentiel, né en 2016 pour mener Emmanuel Macron à l'Elysée, serait désormais un parti politique rebaptisé "Renaissance".

Présent à ses côtés, l'ancien Premier ministre Edouard Philippe, fondateur du mouvement "Horizons", a posé comme objectif de "donner au président de la République une majorité stable, solide, dynamique, vivante pour faire en sorte que le quinquennat qui s'ouvre soit un quinquennat réussi".

Chaque composante disposera d'un groupe dans la future assemblée.

"La sauvegarde des complémentarités est très importante", a souligné pour sa part le président du MoDem, François Bayrou, partenaire historique d'Emmanuel Macron.

"Les négociations se sont passées dans le meilleur climat que j'ai jamais rencontré", a assuré le leader centriste, alors que couraient des rumeurs de frictions avec Edouard Philippe et les responsables d'"Horizons", notamment au sujet de la répartition des circonscriptions.

"Depuis cinq ans nous travaillons ensemble", a renchéri Edouard Philippe. "Nous avons ensemble oeuvré à trouver les conditions d'un bon accord. Et je crois que nous avons signé un bon accord".

"Nous n'accepterons pas de dissidence" dans aucune des 577 circonscriptions françaises, a dit François Bayrou, précisant que la confédération aurait un "financement unique, qui fait qu'il n'y aura pas de concurrence entre nous".

Le projet d'"Ensemble" est fondé sur le programme présidentiel qui a conduit Emmanuel Macron à être réélu le 24 avril dernier avec 58,5% des suffrages.

"Le contenu programmatique est celui sur lequel le président de la République s'est engagé", a dit Edouard Philippe.

Une journée de formation des candidats aux législatives de l'actuelle majorité est prévue le 10 mai.

(Reportage Elizabeth Pineau, édité par Tangi Salaün et Sophie Louet)

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