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Les manifestations reprennent en Birmanie, USA et Onu condamnent la réponse de l'armée

Les manifestations reprennent en Birmanie, USA et Onu condamnent la réponse de l'armée
Crédit photo © Reuters

(Reuters) - Les opposants au coup d'Etat militaire en Birmanie sont retournés dans les rues mercredi, après l'un des jours les plus violents depuis le début des manifestations.

Les Etats-Unis et les Nations unies ont condamné l'utilisation de la force contre les contestataires, qui demandent la libération d'Aung San Suu Kyi et d'autres dirigeants de la Ligue nationale pour la démocratie (LND).

"Nous ne pouvons plus nous taire", a déclaré à Reuters Esther Ze Naw. "Si du sang doit être versé lors de nos manifestations pacifiques, cela veut dire qu'il y en aura plus encore s'ils restent au pouvoir."

Des milliers de personnes ont participé aux manifestations à Rangoun, la plus grande ville du pays. Dans la capitale, Naypyitaw, ce sont des centaines de fonctionnaires qui se sont joints aux défilés de la campagne de désobéissance civile lancée par les travailleurs de la santé.

Un médecin a dit s'attendre à la mort d'une manifestante blessée par balle à la tête lorsque les policiers ont tiré en l'air pour disperser la foule mardi à Naypyitaw. Trois autres personnes étaient soignées pour des blessures liées à des tirs de balles en caoutchouc.

Les militaires ont imposé des restrictions aux rassemblements et ont instauré un couvre-feu nocturne dans les plus grandes villes du pays.

UNE RÉPONSE DISPROPORTIONNÉE

Ces scènes ravivent le souvenir des répressions de précédents mouvements de contestation durant les près de 50 années de régime militaire en Birmanie, jusqu'à l'ouverture démocratique au début de la décennie 2010.

Le département d'Etat américain a déclaré étudier les moyens à sa disposition pour porter assistance à la Birmanie et faire en sorte que les responsables du coup d'Etat en subissent les conséquences.

"Nous réitérons nos appels pour que les forces armées renoncent au pouvoir, que le gouvernement élu démocratiquement soit réinstallé, que les détenus soient relâchés, que les restrictions sur les moyens de télécommunication soient levées et que la violence cesse", a déclaré Ned Price, porte-parole du département d'Etat américain.

Les Nations unies ont appelé les forces de sécurité birmanes à respecter le droit de manifester.

"L'usage disproportionné de la force contre les manifestants est inacceptable", a déclaré Ola Almgren, coordonnateur résident des Nations unies en Birmanie.

(Rédaction de Reuters, Matthew Tostevin; version française Camille Raynaud)


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