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Les Européens posent leurs exigences à l'ouverture du sommet du G7

Les Européens posent leurs exigences à l'ouverture du sommet du G7

LA MALBAIE, Canada (Reuters) - Les Européens sont unis sur la défense des règles commerciales et de l'Accord de Paris sur le climat, à l'ouverture d'un sommet du G7 marqué par une forte opposition aux politiques non coopératives de Donald Trump, a déclaré vendredi une source à la présidence française.

Lors d'une réunion des dirigeants français, allemand, italien, britannique et des présidents de la Commission européenne et du Conseil européen, la chancelière Angela Merkel a proposé la création d'un mécanisme d'évaluation et de dialogue avec les Etats-Unis sur les questions commerciales pour résoudre la crise actuelle et en prévenir d'autres, a ajouté la source.

Les Européens souhaitent des références à des règles commerciales collectives et à l'Accord de Paris dans le communiqué final sur lequel les "Sept" travaillent, et ils n'accepteront pas de mise en cause de l'accord sur le nucléaire iranien, a-t-elle précisé.

Quelques heures après que Donald Trump a exprimé le souhait que la Russie soit réintégrée dans le G7, les Européens ont estimé qu'il faut d'abord montrer que le G7 fonctionne à sept, a dit la source.

Ils ont également estimé que les conditions n'étaient pas réunies pour un retour de la Russie, notamment en raison de la situation en Ukraine, a-t-elle ajouté.

Elle a précisé que le communiqué final devrait évoquer une vigilance à l'égard de la Russie et la possibilité d'établir un dialogue mais pas l'hypothèse d'un retour au sein du G7.

Priée de dire si les exigences des Européens, flanqués des Canadiens et des Japonais, en particulier sur les questions commerciales, ne rendaient pas impossible un accord du président américain sur un communiqué commun, la source a déclaré que rien n'était impossible mais que cela supposerait d'importantes concessions.

Si le sommet échouait à parvenir à un communiqué commun, ce ne serait "pas un drame", a-t-elle dit, en soulignant qu'Emmanuel Macron préférait ne pas avoir de communiqué à sept plutôt que de voir les "Six" renier leurs principes.

(Jean-Baptiste Vey, édité par Myriam Rivet)


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©2018 Reuters

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