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Les entreprises sont libres de leurs décisions sur l'Iran, dit Macron

Les entreprises sont libres de leurs décisions sur l'Iran, dit Macron

Crédit photo © Reuters

SOFIA (Reuters) - La décision de rester ou non en Iran revient aux entreprises françaises, a estimé jeudi Emmanuel Macron à l'heure où Total prévient qu'il pourrait abandonner son projet d'exploitation gazière face au rétablissement annoncé de sanctions américaines contre Téhéran.

"Les entreprises, en particulier les entreprises internationales qui ont des expositions dans de nombreux pays, font des choix qui leur sont propres en fonction des intérêts qui sont les leurs", a déclaré le chef de l'Etat français à son arrivée au sommet Union européenne-Balkans à Sofia.

"Il est pour moi essentiel que cette liberté soit laissée, je ne vais pas commenter telle ou telle décision. Ce qui est important, c'est que les secteurs les entreprises de taille moyenne intermédiaire qui sont peut-être moins exposées à des marchés américains ou autres puissent faire ce choix librement", a-t-il ajouté devant la presse.

La décision de Donald Trump de sortir de l'accord sur le programme nucléaire de l'Iran conclu en 2015 et le rétablissement de sanctions sont sources d'inquiétude pour les entreprises françaises, dont Total ou encore les constructeurs automobiles PSA et Renault.

Total a annoncé mercredi qu'il ne pourrait pas poursuivre son projet South Pars 11 (SP11) et devrait mettre fin à toutes les opérations qui y sont liées avant le 4 novembre 2018, à moins qu'une dérogation propre au projet ne soit accordée par les autorités américaines, avec le soutien des autorités françaises et européennes..

A la question de savoir si des contre-mesures à l'égard des entreprises américaines pourraient être prises, Emmanuel Macron a répondu : "ça fait partie des mécanismes qui existent mais ce n'est pas le mécanisme que nous privilégions aujourd'hui, c'est plutôt celui de la compensation et de la protection des entreprises qui seraient frappées" par des sanctions.

Au lendemain d'un dîner informel à Sofia réunissant les 28 Etats membres de l'UE, le président français a fait état d'une "unité" sur les sujets de l'Iran et du commerce, deux pommes de discorde avec l'administration américaine.

Sur l'Iran, "il y a une unité très forte des trois pays, Grande-Bretagne, Allemagne et France, sur ce sujet et il y a eu hier une vraie unité européenne pour rappeler notre engagement dans ce cadre et notre volonté de préserver une souveraineté stratégique et économique de l'Europe", a-t-il dit.

(Marine Pennetier à Paris, édité par Yves Clarisse)


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