»
»
»
Consultation

Les entreprises allemandes en Iran difficiles à protéger selon Maas

Les entreprises allemandes en Iran difficiles à protéger selon Maas

Crédit photo © Reuters

BERLIN (Reuters) - L'Allemagne veut aider ses entreprises à poursuivre leurs activités en Iran après la décision des Etats-Unis de réimposer des sanctions contre Téhéran, même s'il risque d'être difficile de les protéger des répercussions, a déclaré dimanche son ministre des Affaires étrangères Heiko Maas.

En annonçant mardi sa décision de dénoncer l'accord nucléaire conclu en 2015 avec l'Iran et de réimposer des sanctions contre Téhéran, le président américain Donald Trump a également menacé de sanctions toute entreprise étrangère qui ferait des affaires en Iran.

L'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne ont déclaré qu'elles restaient engagées par l'accord nucléaire. Les ministres des Affaires étrangères des trois puissances européennes doivent rencontrer leur homologue iranien Mohammad Javad Zarif mardi à Bruxelles pour discuter de la voie à suivre.

"Je ne vois pas de solution simple pour protéger les sociétés de tous les risques de sanctions américaines", a déclaré Heiko Maas au journal Bild am Sonntag.

"Les pourparlers avec les Européens, l'Iran et les autres signataires de l'accord portent donc aussi sur la possibilité de continuer à commercer avec l'Iran", a déclaré M. Maas.

Les Européens veulent s'assurer que la République islamique continuera à respecter les règles et les restrictions mises à ses activités nucléaires telles qu'inscrites dans l'accord du 14 juillet 2015.

"Après tout, l'Iran est prêt à discuter. Il est clair qu'il devrait aussi y avoir des incitations économiques - cela ne sera pas facile après la décision des Etats-Unis", a déclaré Heiko Maas.

Le ministre fait écho aux appels de la chancelière Angela Merkel et d'autres dirigeants qui estiment que Téhéran devrait accepter un accord plus large au-delà de l'accord initial qui traiterait du "rôle problématique de l'Iran dans la région".

L'administration Trump a présenté son rejet de l'accord nucléaire comme une réponse, en partie, à l'interventionnisme de l'Iran au Moyen-Orient, soutenant ainsi la ligne dure du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu envers l'Iran.

(Michael Nienaber; Danielle Rouquié pour le service français)


click here for restriction
©2018 Reuters

Reuters

Nombre de caractères autorisé : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !

Partenaires de Boursier.com