Accueil
»
Actualités
»
Reuters
»
Consultation

Les députés se retrouvent dans l'hémicycle

Les députés se retrouvent dans l'hémicycle
Crédit photo © Reuters

par Emile Picy

PARIS (Reuters) - Les députés élus ou réélus les 10 et 17 juin se retrouvent mardi dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, jour d'ouverture de la XIIIe législature, pour procéder à l'élection - sans surprise - de leur président.

Elle est prévue à partir de 15h00.

Bernard Accoyer, qui a été désigné mercredi dernier par le groupe UMP, devrait être élu dès le premier tour, l'UMP disposant, avec 321 membres, de la majorité absolue.

Comme le prévoit le règlement, la majorité absolue des suffrages exprimés est requise pour les deux premiers tours, la majorité simple au troisième.

Le doyen de l'Assemblée préside la séance d'ouverture entouré des six plus jeunes députés. Une fois proclamé élu par le doyen, le nouvel élu prend place au "perchoir".

Le candidat de l'UMP peut compter également sur les voix des 22 députés du groupe Nouveau Centre qui rassemble les ex-UDF ralliés à la nouvelle majorité présidentielle de Nicolas Sarkozy.

Le groupe socialiste, qui rassemble environ 206 députés et devait élire lundi son président parmi six candidats, devrait présenter un candidat pour la forme.

Les communistes pour leur part cherchent à constituer un groupe - 20 députés au minimum - avec des divers gauche de même que, de leur côté, les radicaux de gauche, les quatre élus Verts et des divers gauche.

Les uns et les autres souhaitent que le seuil de 20 députés existant depuis 1988 soit ramené à 15 voire à 10. Une demande qui risque de rester sans réponse si l'on en croit les récentes déclarations de Jean-François Copé, nouveau président du groupe UMP, et de Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement.

"VOTE DE CONFIANCE" LE 3

Après avoir élu dans la matinée les présidents des six commissions permanentes, celle de l'Economie et des finances étant désormais réservée à l'opposition, les députés devraient engager leur travaux jeudi dans l'après-midi.

Ils le feront pour quelques heures seulement puisqu'ils n'ont pas prévu de siéger vendredi et que la session ordinaire, comme le prévoit la Constitution, s'achève le 30 juin.

Mais le président Nicolas Sarkozy, qui l'a convoquée, et le Premier ministre, François Fillon, ont d'ores et déjà annoncé qu'une session extraordinaire se tiendra tout le mois de juillet jusqu'au début août, une autre session extraordinaire étant prévue pour la mi-septembre.

Le Sénat, qui n'était pas concerné directement par les législatives, reprend ses travaux également mardi avec l'examen de plusieurs projets de loi portant ratification de protocole.

Mercredi après-midi, les sénateurs débattront d'un projet de loi dont l'objet est de créer une délégation parlementaire pour le renseignement.

Les députés entreront dans le vif du sujet mardi 3 juillet, à partir de 15h00, avec la déclaration de politique générale du Premier ministre qui engagera la responsabilité de son gouvernement comme l'y autorise l'article 49 alinéa 1 de la Constitution.

Ce "vote de confiance" ne fait aucun doute du fait de la composition de la nouvelle Assemblée même si le groupe UMP, à l'occasion des dernières législatives, a perdu une quarantaine de sièges au profit des socialistes.

Le Parlement engagera ensuite l'examen de plusieurs projets de loi qui traduisent les réformes annoncées par Nicolas Sarkozy durant sa campagne présidentielle et confirmées depuis à diverses reprises.


click here for restriction
©2020 Reuters

Reuters

Nombre de caractères autorisés : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !