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Les combattants français de Daech pas jugés en France, confirme Parly

Les combattants français de Daech pas jugés en France, confirme Parly
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Les djihadistes français partis combattre dans les rangs du groupe Etat islamique en Syrie et en Irak n'ont pas vocation à être jugés en France, même ceux détenus au Kurdistan syrien, a déclaré vendredi la ministre des Armées, Florence Parly.

En progressant le long de l'Euphrate pour chasser les derniers combattants de Daech de Syrie, les Forces démocratiques syriennes (FDS), coalition dominée par les Kurdes et soutenue par les Occidentaux, ont fait de nombreux prisonniers, dont des Français, détenus au Kurdistan syrien, une zone qu'ils ont libérée et qui n'est pas contrôlée par le pouvoir de Damas.

"La position de la France est constante dans ce domaine. Nous n'avons pas l'intention de rapatrier des combattants qui ont vocation à être jugés, à rendre des comptes sur place", a déclaré Florence Parly qui s'exprimait sur BFMTV.

"S'agissant de ceux qui sont détenus par les Kurdes syriens, (...) nous n'avons aucune raison de penser qu'ils ne le resteront pas", a-t-elle ajouté. "Ils sont détenus. Ils sont entre quatre murs. Ils ont vocation à y rester", a martelé la ministre.

Le quotidien Libération cite dans son édition de vendredi des documents démontrant que les autorités françaises ont envisagé la possibilité de rapatrier par avion quelque 250 hommes, femmes et enfants, avant d'abandonner ce projet.

"Ils ne se sont pas retrouvés en Irak ou en Syrie par accident", a déclaré la ministre française à propos des djihadistes. "Ils l'ont fait de façon volontaire. Donc, ils ont vocation à rendre compte de leurs méfaits et de leurs crimes là où ils les ont commis, là où il y a des témoins, et donc ils ont vocation à être jugés sur place."

La France a toutefois pu organiser ponctuellement le retour de plusieurs mineurs orphelins et isolés, âgés de cinq ans et moins, qui se trouvaient dans des camps du nord-est de la Syrie.

(Danielle Rouquié, édité par Tangi Salaün)


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