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Les actions repartent à la baisse, la prudence l'emporte

Les actions repartent à la baisse, la prudence l'emporte
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes, Francfort exceptée, ont terminé en baisse mardi, cédant aux prises de bénéfice après les plus hauts de près de deux mois touchés la veille, un mouvement logique dans le contexte d'incertitudes sur la pandémie de coronavirus et d'interrogations sur les réponses politiques et monétaires à la crise.

À Paris, le CAC 40, qui avait gagné 5,16% lundi (sa meilleure performance depuis le 24 mars), affiche en clôture un repli de 0,89% (40,18 points) à 4.458,16 points.

A Londres, le FTSE 100 a perdu 0,69% tandis qu'à Francfort, le Dax progressait de 0,15%. L'indice EuroStoxx 50 a cédé 0,32%, le FTSEurofirst 300 0,52% et le Stoxx 600 0,61%.

Très attendue, l'audition par la Commission bancaire du Sénat américain de Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale, et de Steven Mnuchin le secrétaire au Trésor de Donald Trump, n'a pas pour l'instant apporté d'élément nouveau quant aux perspectives économiques et financières des Etats-Unis ou à la politique monétaire de la Fed.

Par ailleurs, l'euphorie qu'ont suscitée lundi d'une part les premiers résultats de l'essai clinique de Moderna sur un candidat vaccin contre le coronavirus et d'autre part la présentation du projet franco-allemand de plan de relance de 500 milliards d'euros financé par des emprunts au niveau de l'Union est pour l'instant retombée.

Les indicateurs économiques du jour sont en effet venus rappeler aux investisseurs que le choc économique provoqué par la pandémie était loin d'être terminé.

LES INDICATEURS DU JOUR

Aux Etats-Unis, les mises en chantier ont chuté de 30,2% en avril à 891.000 en rythme annualisé et en données corrigées des variations saisonnières (CVS), leur plus bas niveau depuis début 2015, contre 927.000 attendu par le consensus.

Les permis de construire, eux, accusent un recul de 20,8% à 1,074 million, au plus bas depuis janvier 2015.

En Europe, les demandes d'allocations au chômage au Royaume-Uni ont augmenté de 856.500 en avril, la plus forte progression jamais enregistrée d'un mois sur l'autre (+69%), pour atteindre 2,097 millions, leur plus haut niveau depuis juillet 1996.

Un peu plus encourageant, l'indice ZEW du sentiment des investisseurs en Allemagne s'est redressé plus qu'attendu en mai, à 51,0 après 28,2 en avril alors que le consensus Reuters le donnait à 32,0.

VALEURS

Le secteur automobile européen a perdu 1,4% après l'annonce d'une chute record de 78,3% des immatriculations sur le continent en avril. A Paris, Renault a cédé 9,34% et PSA 6,28%, deux des plus fortes baisses du CAC 40.

Parmi les replis les plus marqués du Stoxx 600 figurent Klépierre (-12,03%) et Natixis (-9,24%), considérés par plusieurs analystes comme faisant partie des valeurs européennes les plus menacées par la levée de l'interdiction des ventes à découvert.

Rémy Cointreau (-4,46%) a souffert de l'abaissement de la recommandation de Goldman Sachs, qui juge une pause justifiée après la surperformance récente du titre.

En hausse, Thyssenkrupp a pris 5,09% après avoir évoqué la possibilité d'une vente de la majeure partie de ses activités sidérurgiques. Son concurrent Arcelormittal a gagné 1,16%.

A WALL STREET

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street évoluait en ordre dispersé: le Dow Jones perdait 0,15% après les résultats jugés décevants d'Home Depot (-1,50%), qui éclipsent ceux, plus solides, de Walmart (+0,81%), alors que le Standard & Poor's 500 gagnait 0,11% et que le Nasdaq Composite prenait 0,7%, tiré entre autres par Apple (+0,75%) et Amazon (+1,89%).

CHANGES

L'actualité sur le marché des devises est dominée par la remontée de l'euro.

La monnaie unique s'apprécie de 0,18% face au dollar à 1,0932 après un pic à 1,0976, son plus haut niveau depuis le 4 mai.

Ce mouvement explique pour l'essentiel le recul de 0,11% de l'"indice dollar" qui mesure les fluctuations du billet vert face à un panier de devises de référence dont l'euro est la première composante.

Face au yen, la monnaie américaine gagne en revanche plus de 0,5%, non loin d'un plus haut d'un mois.

TAUX

Le projet franco-allemand de relance européenne, qui pourrait être adapté par la Commission européenne en vue du Conseil européen des 18 et 19 juin, a eu pour principal effet une baisse marquée des rendements des emprunts d'Etat des pays du sud de l'Europe, les plus directement concernés par la perspective d'une mutualisation même partielle de la dette.

Celui des titres italiens à dix ans a ainsi reculé de six points de base sur la journée à 1,64%, l'espagnol de près de 10 points à 0,717%, le portugais de plus de sept points à 0,778%.

Le Bund à dix ans allemand affiche au contraire une hausse de deux points à -0,463%.

Celui des Treasuries américains de même échéance recule de trois points environ à 0,711%.

PÉTROLE

Le marché pétrolier évolue en ordre dispersé: le Brent perd 0,72% à 34,56 dollars le baril tandis que le contrat juin sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI), qui arrive à échéance en fin de journée, prend 1,04% à 32,15 dollars.

Le contrat juillet sur le WTI monte moins fortement, est stable à 31,61 dollars.

(Marc Angrand)


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