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Les actions européennes pénalisées par la hausse de l'euro

Les actions européennes pénalisées par la hausse de l'euro

Crédit photo © Reuters

par Marc Angrand

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes ont terminé dans le rouge jeudi, pénalisées par la vigueur de l'euro en réaction aux dernières déclarations de responsables de la Banque centrale européenne (BCE), tandis que Wall Street était tiraillée entre la hausse des cours du pétrole et le repli des valeurs technologiques tandis que les rendements obligataires interrompaient leur remontée.

À Paris, le CAC 40, qui a gagné jusqu'à 0,78% en début de séance et brièvement repassé le seuil des 5.500 points, a terminé en repli de 0,17% (9,2

points) à 5.448,36. A Londres, le FTSE 100 a perdu 0,1% et à Francfort, le Dax a reculé de 0,15%.

Si l'indice EuroStoxx 50 n'a abandonné que 0,03%, le FTSEurofirst 300 a cédé 0,13% et le Stoxx 600 0,24%.

Sur le marché des changes, l'euro s'échangeait contre 1,1825 dollar en fin de journée, en hausse de 0,44%, après avoir atteint, à 1,1840, son plus haut niveau depuis la mi-mai.

La monnaie unique continue ainsi de profiter des anticipations de resserrement progressif de la politique monétaire de la BCE au lendemain des déclarations de son économiste en chef, Peter Praet, et du président de la Bundesbank, Jens Weidmann, suggérant que l'institution pourrait arrêter d'ici la fin de l'année ses achats de titres sur les marchés.

Au moment de la clôture en Europe, les principaux indices de Wall Street évoluaient en ordre dispersé: le Dow Jones s'adjugeait 0,47%, le Standard & Poor's 500 était pratiquement inchangé et le Nasdaq Composite reculait de 0,67%.

LE PÉTROLE DE NOUVEAU EN FORTE HAUSSE

Le dollar, lui, poursuivait son repli, l'indice mesurant son évolution face à un panier de six devises de référence reculant de 0,34%.

La faiblesse du billet vert contribue à la hausse des cours des matières premières, également nourrie par des craintes de tension sur l'offre: sur le marché pétrolier, le Brent et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) gagnent l'un et l'autre plus de 1,75% face aux craintes d'une chute des exportations du Venezuela, et sur celui des métaux de base, le cuivre a touché un plus haut de quatre ans et demi alors que la première mine du monde, celle d'Escondida au Chili, est menacée d'une grève.

A Wall Street, le S&P de l'énergie bondit de 1,76% et en Europe, le Stoxx du pétrole et du gaz a pris 1,46% sur la journée.

TechnipFMC (+4,02%) et Total (+1,25%) figurent parmi les meilleures performances du CAC 40.

Le secteur de l'assurance et celui des banques ont pris respectivement 0,26% et 0,3% en profitant de la remontée des rendements obligataires, un mouvement qui devrait facvoriser leur rentabilité.

A la baisse, les technologiques européennes ont abandonné 0,23% et à Wall Street, le S&P de la "high tech" recule de 1,01%, plombé par la baisse du secteur des semi-conducteurs.

Du côté des emprunts d'Etat, le rendement du Bund allemand à dix ans s'inscrivait en fin de séance à 0,49% après un pic à 0,517%, plus de 32 points de base au-dessus du plus bas touché le 29 mai, au plus fort des tensions liées à la situation politique italienne.

HERMÈS, KERING, LVMH ET RÉMY COINTREAU EN NET RECUL

Les spéculations sur la politique monétaire à une semaine des décision de la BCE et des adjudications française et espagnole d'un montant total de plus de 13 milliards d'euros ont occulté les indicateurs économiques du jour, qu'il s'agisse de la confirmation de la croissance de la zone euro à 0,4% au premier trimestre ou de la baisse marquée (-2,5%) des commandes à l'industrie en Allemagne.

Le rendement à dix ans américain, lui, se replie vers 2,96% après un pic à 2,994%.

Aux valeurs, Hermès a perdu 5,11%, sa plus forte baisse sur une séance depuis septembre 2016, après l'abaissement de la recommandation d'Exane BNP Paribas, la troisième dégradation du titre depuis le début de la semaine, l'intermédiaire soulignant entre autres le risque d'une dégradation des performances.

Toujours dans le secteur du luxe, Kering a cédé 4,15%, les prévisions présentées par le groupe pour sa marque vedette Gucci n'ayant pas suffi à enrayer la baisse du titre, qui avait inscrit un record mardi.

Kering a entraîné dans son sillage LVMH, qui a reculé de 3,3%.

Egalement sanctionné, Rémy Cointreau (-4,78%) a souffert de l'absence de relèvement du dividende à l'occasion de la publication des résultats annuels.

(Édité par Wilfrid Exbrayat)


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