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Les actions en forme, les matières premières en soutien

Les actions en forme, les matières premières en soutien
Crédit photo © Reuters

par Marc Angrand

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont clôturé en hausse mercredi une séance animée par l'actualité des sociétés cotées et par la hausse des cours des matières premières, pétrole en tête.

À Paris, le CAC 40 a terminé en hausse de 0,50% (26,63 points) à 5.380,17 points, sa meilleure clôture depuis le 1er février. L'indice EuroStoxx 50 a pris 0,37%, le FTSEurofirst 300 0,32% et le Stoxx 600 0,28%, au plus haut depuis fin février.

Londres s'est distinguée, le FTSE 100 s'adjugeant 1,26% en profitant à la fois de la hausse des matières premières et d'un accès de faiblesse de la livre sterling.

En retrait au contraire, le Dax à Francfort a limité sa progression à 0,04%, pénalisé par le recul de 4,05% de l'équipementier automobile Continental, qui a abaissé sa prévision de marge annuelle.

Au moment de la clôture en Europe, la tendance était également à la hausse à Wall Street: le Standard & Poor's 500 gagnait 0,28%, au plus haut depuis le 21 mars, et le Nasdaq Composite 0,29% mais le Dow Jones ne prenait que 0,06% en raison de la baisse de 7,46% d'IBM, la plus forte depuis cinq ans, après des résultats et des prévisions qui ont déçu le marché.

La chute de "Big Blue" occulte ainsi en partie le soutien apporté à la tendance par le secteur de l'énergie, porté par une forte hausse des cours du pétrole après l'annonce d'une baisse des stocks de brut et d'essence la semaine dernière.

LES COURS DU PÉTROLE ET DES MÉTAUX DE BASE EN FORTE HAUSSE

Le Brent (+1,84%) et le brut léger américain (+2,13%) ont atteint leur plus haut niveau depuis fin 2014, à 73,41 dollars le baril pour le premier et 68,45 pour le second.

L'indice S&P américain de l'énergie gagne 1,47% et en Europe, le Stoxx du pétrole et du gaz a pris 1,54%.

La meilleure performance sectorielle européenne revient toutefois au compartiment des ressources de base (+4,37%, sa plus forte progression sur une séance depuis novembre 2016) grâce à la progression continue des métaux de base en réaction aux sanctions américaines contre le russe Rusal: le cours du nickel a bondi de 7,91% sur la journée, celui de l'aluminium de 5,2%, au plus haut depuis 2011.

Les groupes miniers trustent ainsi le palmarès des plus fortes hausses du Stoxx 600: Glencore a gagné 7,66%, Anglo American 6,15%, BHP Billiton 5,5% et Rio Tinto 5,35%.

A Paris, les trois plus fortes hausses du SBF 120 reviennent à de grands noms des matières premières: Eramet (+6,58%), Imerys et ArcelorMittal (+4,43%).

Dans l'actualité des résultats, Danone s'est adjugé 1,54% après l'annonce d'une croissance organique supérieure aux attentes au premier trimestre.

Autre hausse marquante du jour sur le marché parisien: celle de 30,77% du cours de l'action Direct Energie en réaction au rachat du groupe par Total (+1,60%).

LE STERLING PÉNALISÉ PAR L'INFLATION BRITANNIQUE

Sur le marché des changes, la séance a été marquée par la faiblesse de la livre après l'annonce d'un recul inattendu de l'inflation britannique en mars, qui suscite des interrogations sur la hausse de taux attendue de la Banque d'Angleterre le mois prochain.

En fin de séance, le sterling cédait plus de 0,4% face au dollar et plus de 0,5% face à l'euro.

La monnaie unique s'appréciait parallèlement face au billet vert après avoir rapidement regagné le terrain cédé en réactions aux chiffres définitifs de l'inflation en zone euro, un peu inférieurs à la première estimation.

Du côté des emprunts d'Etat, les chiffres de l'inflation britannique ont aussi fait baisser les rendements des "gilts", le deux ans, le plus sensible aux anticipations de taux, revenant sous 0,85% contre près de 0,88% avant les statistiques des prix à la consommation.

Les rendements de la zone euro finissent la journée sans grand changement et les américains sont en légère hausse en attendant la publication, à 18h00 GMT, du "Livre beige" de la Réserve fédérale, un tableau de l'activité économique, de l'évolution des prix et du marché de l'emploi aux Etats-Unis qui servira de base aux débats lors de la réunion de politique monétaire des 1er et 2 mai.

L'écart de rendement à deux ans entre les titres allemands et américains a atteint 300 points de base, son plus haut niveau depuis 1989.

(Édité par Véronique Tison)


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