Les actions en baisse après la "déception Microsoft"

Les actions en baisse après la "déception Microsoft"
Les actions en baisse après la 'déception Microsoft'
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PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en baisse et les Bourses européennes reculent à mi-séance mercredi, les prévisions jugées décevantes du géant américain Microsoft mettant sous pression tout le secteur technologique tandis que les signes d'amélioration des perspectives économiques dans la zone euro alimentent les craintes sur la remontée des taux de la Banque centrale européenne (BCE).

Les contrats à terme signalent un repli de 0,5% pour le Dow Jones, de 0,83% pour le Standard & Poor's-500 et de 1,35% pour le Nasdaq.

À Paris, le CAC 40 perd 0,33% à 7.027,56 vers 12h20 GMT. À Francfort, le Dax cède 0,38% et à Londres, le FTSE abandonne 0,07%.

L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 baisse de 0,41%, l'EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,5% et le Stoxx 600, tombé en séance à son plus bas niveau depuis deux semaines, lâche 0,47%.

Microsoft reculait d'environ 2% dans les échanges en avant-Bourse après avoir averti que la croissance de chiffre d'affaires pour son activité dans l'information dématérialisée pourrait stagner ce trimestre.

"Cela a suscité un doute croissant de la part des investisseurs quant à l'état réel des prochaines publications de bénéfices des entreprises, en particulier pour les actions technologiques, car beaucoup d'entre eux étaient optimistes quant à la publication de rapports solides", a déclaré Pierre Veyret, analyste chez ActivTrades.

L'horizon de plus en plus assombri des géants de la "tech", où les annonces de suppressions de postes se sont enchaînées récemment, l'emporte sur les espoirs de voir la Fed ralentir la remontée du coût du crédit.

La BCE devrait quant à elle maintenir le cap dans son resserrement monétaire après la publication d'une amélioration de l'activité économique. Les économistes de Deutsche Bank ne s'attendent plus à une récession en zone euro cette année et ont revu à la baisse leurs prévisions d'inflation, mais ils ne pensent pas que la BCE puisse encore diminuer le rythme de ses hausses de taux.

Seul indicateur majeur ce mercredi, l'indice du climat des affaires en Allemagne s'est amélioré en janvier à 90,2, un chiffre conforme au consensus Reuters.

VALEURS EN EUROPE

Le compartiment des technologiques (-1,09%) souffre des annonces de Microsoft. L'équipementier des semi-conducteurs ASML (-1,77%) n'échappe pas au repli du secteur malgré des résultats trimestriels au-dessus des attentes.

BNP Paribas abandonne 0,51% alors que ses locaux à Francfort font l'objet de perquisitions par la police allemande dans le cadre d'investigations liées au scandale dit "Cum-Ex", un dispositif de fraude fiscale portant sur des milliards d'euros.

En hausse, le cours de Rheinmetall, le fabricant des chars d'assaut Leopard avec le groupe Krauss-Maffei Wegmann, prend 0,9%, après avoir atteint un pic historique, en réaction à l'annonce par l'Allemagne de l'envoi de Leopard 2 à l'Ukraine.

La compagnie EasyJet bondit de 10,51%, soutenue par de bonnes prévisions pour 2023.

CHANGES

Le dollar grappille 0,1% contre un panier de devises internationales, les cambistes étant déjà tournés vers la réunion de la Fed la semaine prochaine, anticipant une hausse de taux limitée à un quart de point.

L'euro abandonne 0,18% à 1,0865 dollar.

Le dollar australien (+0,51%) a inscrit un pic de cinq mois face au billet vert, la hausse plus forte que prévu de l'inflation au quatrième trimestre à 7,8% sur un an, un plus haut depuis 1990, plaidant pour un nouveau relèvement du taux directeur de la banque centrale d'Australie le mois prochain.

TAUX

Avec le manque d'appétit pour les actifs risqués, les rendements des emprunts d'Etat sont en baisse: celui du Bund allemand à dix ans recule de quatre points de base à 2,111% et celui des Treasuries de même échéance de trois points à 3,4343%.

PÉTROLE

Sur le marché pétrolier, l'optimisme sur la réouverture de la Chine l'emporte timidement sur l'augmentation des stocks de brut aux Etats-Unis et l'inquiétude sur la récession mondiale.

Le Brent prend 0,33% à 86,41 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) gagne 0,42% à 80,47 dollars.

(Laetitia Volga, édité par Blandine Hénault)

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