Accueil
»
Actualités
»
Reuters
»
Consultation

Le Zénith, véritable entrée en campagne du PS

Le Zénith, véritable entrée en campagne du PS

par Laure Bretton

PARIS (Reuters) - Le Parti socialiste entre officiellement en campagne pour les législatives ce mardi lors d'un grand meeting "du rassemblement" à Paris, où Ségolène Royal et les "éléphants" feront estrade commune pour la première fois depuis l'échec présidentiel.

A moins de deux semaines du premier tour, plus de 6.000 militants sont attendus au Zénith pour écouter Bertrand Delanoë, l'ex-candidate à l'Elysée, Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius et François Hollande.

Une soirée placée sous le signe du "rassemblement" et de la "force" selon les mots de Bruno Le Roux, secrétaire national aux Elections. "C'est le vrai lancement de la campagne!".

Après les attaques - directes ou indirectes - qui ont marqué les lendemains de la défaite de Ségolène Royal et un conseil national houleux, la soirée ne laissera "absolument aucune place" aux bisbilles internes, assure le député de Seine-Saint-Denis.

"Tous ne parleront que des Français et des conséquences de la politique de Nicolas Sarkozy sur les Français, de ce que nous, socialistes, ferons si nous avons la majorité à l'Assemblée et de ce que nous ne laisserons pas faire" dans le cas inverse, ajoute-t-il, reprenant l'antienne de François Hollande et Laurent Fabius ce week-end.

A quinze jours du scrutin, les Français "nous demandent avec force deux choses: pas de divisions mais de l'unité. Pas de défaitisme mais de la combativité", explique l'ancien Premier ministre dans le Journal du Dimanche, en campagne depuis deux semaines, un jour sur deux hors de son département de Seine-Maritime.

"Il faut qu'on dise qu'on est là pas seulement au service d'un parti, d'un camp mais qu'on est au service des Français", a renchéri François Hollande sur Canal+, qui s'est fixé comme triptyque de campagne, "combativité", "pugnacité" et "volonté".

Même si elle n'était pas encore totalement calée lundi soir, la scénographie de la soirée parisienne comprend une photo de famille, prise au début du meeting, à 19h00, "DSK" devant s'échapper avant la fin pour cause de meeting concomitant dans son fief du Val d'Oise.

Au total, l'ancien ministre de l'Economie a reçu près de 200 demandes de soutien des candidats aux législatives, a fait savoir son entourage.

ROYAL RELANCE LE "SÉGOTOUR"

L'image, même fugace, d'un PS rassemblé contrastera nettement avec ce qui avait été un temps baptisé meeting de lancement de la campagne législative socialiste, mercredi dernier à Bordeaux. Le premier secrétaire était finalement apparu seul en scène, le député Verts sortant Noël Mamère lui faisant faux-bond au dernier moment.

Tous les candidats aux législatives parisiens et franciliens ont été conviés au Zénith, certains s'exprimeront à la tribune, entre les "grands orateurs" - un "cordon sanitaire", plaisante un haut responsable socialiste. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, en tant que puissance invitante, ouvrira la soirée, avant Ségolène Royal, qui devrait s'exprimer une quinzaine de minutes.

Après un silence médiatique d'une dizaine de jours, l'ancienne candidate présidentielle a repris le chemin de la campagne samedi par une tournée en Poitou-Charentes, la région qu'elle préside depuis 2004. Pour la première fois depuis sa défaite face à Nicolas Sarkozy, elle était l'invitée d'un journal de 20h00, sur France 2, lundi soir.

A l'instar de sa campagne présidentielle, son agenda compte ensuite plusieurs étapes par jour, organisées dans sa région ou chez des anciens membres de son équipe de campagne, candidats à la députation. Elle-même a renoncé à briguer un nouveau mandat dans les Deux-Sèvres, au nom du non-cumul des mandats.

Jeudi, elle sera à Lyon puis à Digne-les-Bains, fief de son co-directeur de campagne Jean-Louis Bianco avant de soutenir son directeur adjoint, Patrick Mennucci, à Marseille vendredi, et une mini-tournée en Ile-de-France samedi, à la rencontre de Safia Otokore, dans les Yvelines, et de Julien Dray, dans l'Essonne.

Chaque déplacement sera l'occasion de rencontrer tous les candidats des départements traversés (Vienne, Charente, Ardèche, Alpes-de-Haute-Provence et Bouches-du-Rhône), souligne-t-on dans l'entourage de Ségolène Royal.

Mardi, le premier secrétaire sera lui en campagne dans les Hauts-de-Seine, un département tenu jusqu'alors par Nicolas Sarkozy mais où "la gauche qui agit, la gauche qui protège" - slogan du PS pour les législatives 2007 - est à l'oeuvre dans l'opposition depuis des années, souligne-t-on au Mouvement des jeunes socialistes, organisateur du déplacement.


click here for restriction
©2020 Reuters

Reuters

Nombre de caractères autorisés : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !