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Le risque épidémique reprend le dessus sur les bons signes économiques

Le risque épidémique reprend le dessus sur les bons signes économiques
Crédit photo © Reuters

par Marc Angrand

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en baisse et les Bourses européennes reculent à mi-séance mercredi, la crainte d'une nouvelle vague d'infections par le nouveau coronavirus l'emportant de nouveau sur les signes de reprise de l'activité économique.

Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en repli de 0,9% environ pour le Dow Jones, de 0,8% pour le Standard & Poor's 500 et de 0,5% pour le Nasdaq.

À Paris, le CAC 40 perd 1,69% à 4.932,70 points vers 11h00 GMT. A Londres, le FTSE 100 cède 2,3% et à Francfort, le Dax recule de 2,13%.

L'indice EuroStoxx 50 est en baisse de 1,8%, le FTSEurofirst 300 de 1,66% et le Stoxx 600 de 1,66%.

Alors qu'une nouvelle rafale d'indicateurs économiques encourageants avaient porté mardi les actions européennes à leur plus haut niveau depuis deux semaines, les chiffres de la pandémie de Covid-19 ont repris le dessus et favorisent le repli sur les actifs refuges.

Plusieurs Etats américains, comme l'Arizona, où s'est rendu Donald Trump mardi, mais aussi la Californie, le Mississippi et le Nevada, ont enregistré mardi des bilans quotidiens records de nouveaux cas d'infection, au lendemain de celui établi par le Texas.

En Allemagne, le nombre de nouveaux cas sur les 24 dernières heures a de nouveau augmenté et au Japon, un nouveau foyer d'infection a été repéré à Tokyo.

Ces informations préoccupantes sur la situation sanitaire l'emportent pour l'instant sur la poursuite de l'amélioration observée sur le front économique: l'indice Ifo du climat des affaires en Allemagne est remonté à 86,2 en juin contre 79,7 en mai, sa plus forte hausse d'un mois sur l'autre depuis sa création et la tendance est comparable en France.

L'économiste en chef de la Banque centrale européenne (BCE), Philip Lane, a souligné que les bons indicateurs publiés récemment ne constituaient pas forcément une indication fiable de la manière dont va se dérouler la reprise à venir.

Les investisseurs attendent à 13h00 GMT les prévisions économiques actualisées du Fonds monétaire international pour l'économie mondiale.

VALEURS EN EUROPE

Tous les grands secteurs de la cote européenne sont dans le rouge et les replis les plus marqués touchent principalement les compartiments qui avaient le plus profité de la hausse de mardi: l'indice Stoxx du transport et du tourisme, le plus exposé au risque pandémique, abandonne 2,66%, celui de l'automobile 2,54%, celui des banques 2,03%.

A Paris, la plus forte baisse du CAC 40 est pour ArcelorMittal (-4,22%), devant Thales (-3,44%) et Safran (-3,34%).

La seule hausse soutenue de l'indice large SBF 120 est pour Europcar, qui prend 6,22% après les informations selon lesquelles Volkswagen négocierait son rachat, 14 ans après l'avoir vendu.

TAUX

Les rendements obligataires des principaux pays de la zone euro sont en très légère hausse, à -0,402% pour le Bund allemand à dix ans et -0,0736% pour son équivalent français.

Le calme domine aussi sur le marché des emprunts d'Etat américain, le rendement des Treasuries à dix ans s'affichant à 0,7152%, pratiquement inchangé par rapport à son niveau de mardi.

CHANGES Profitant du regain d'aversion au risque, le dollar reprend un peu de terrain après deux séances de baisse marquée: l'indice qui mesure ses fluctuations face à un panier de devises de référence gagne 0,07% après avoir reculé de 1% en deux jours.

L'euro revient ainsi vers 1,13 dollar contre 1,1348 au plus haut mardi.

PÉTROLE

La crainte de nouvelles mesures de confinement face à la résurgence des cas d'infection par le coronavirus fait rechuter le marché pétrolier: le Brent perd 1,48% à 42,00 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 1,86% à 39,62 dollars.

Le repli est aussi favorisé par les chiffres hebdomadaires de l'American Petroleum Institute (API) montrant une augmentation plus marquée qu'anticipé des stocks de brut aux Etats-Unis.

MÉTAUX

Profitant du regain d'aversion au risque, le cours de l'or sur le marché spot (+0,50%) a atteint en début de séance son plus haut niveau depuis fin 2012 à 1.779,06 dollars l'once.

(Édité par Blandine Hénault)


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