Le rebond boursier plombé par la dégradation du climat des affaires

Le rebond boursier plombé par la dégradation du climat des affaires
Le rebond boursier plombé par la dégradation du climat des affaires
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par Marc Angrand

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en baisse mercredi et la plupart des Bourses européennes reculent à mi-séance, le rebond amorcé à l'ouverture ayant tourné court après une nouvelle dégradation du climat des affaires en Allemagne et avant la publication d'une série d'indicateurs économiques américains à la veille de Thanksgiving.

Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais signalent une ouverture en baisse de 0,26% pour le Dow Jones, de 0,2% pour le Standard & Poor's 500 et de 0,16% pour le Nasdaq.

À Paris, le CAC 40, qui gagnait 0,63% quelques minutes après l'ouverture, perd 0,16% à 7.033,33 points vers 10h50 GMT. A Londres, le FTSE 100 grappille 0,08% mais à Francfort, le Dax recule de 0,5%.

L'indice EuroStoxx 50 est en baisse de 0,23%, le FTSEurofirst 300 de 0,01% et le Stoxx 600 est revenu à l'équilibre après avoir effacé ses gains du début de séance.

Il a piqué du nez après l'annonce d'une baisse de l'indice Ifo du climat des affaires en Allemagne pour le cinquième mois consécutif, les entreprises allemandes restant préoccupées par les problèmes d'approvisionnement, qui freinent la production, et par la résurgence de l'épidémie de coronavirus.

"Cette enquête a été réalisée avant le récent débat sur un nouveau confinement, qui pourrait peser un peu plus sur le sentiment en décembre", souligne dans une note Morgan Stanley, qui dit anticiper un ralentissement marqué du produit intérieur brut (PIB) au quatrième trimestre.

L'enquête Ifo a largement éclipsé l'annonce par l'Insee d'une amélioration du climat des affaires en France, dans l'industrie comme dans les services.

La suite de la séance sera animée par une rafale d'indicateurs américains, parmi lesquels la deuxième estimation du produit intérieur brut (PIB) du troisième trimestre, les statistiques mensuelles des revenus et dépenses des

ménages et les chiffres hebdomadaires des inscriptions au chômage. De quoi alimenter le débat sur la politique monétaire avant la sortie, à 18h00 GMT, du compte rendu de la dernière réunion de la Réserve fédérale.

LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

VALEURS EN EUROPE

Les secteurs des matières premières et de l'énergie, qui soutenaient la tendance générale en Europe en tout début de séance, ont réduit leurs gains au fil des heures et ne progressent plus désormais que de 0,63% et 0,31% respectivement.

Le compartiment des télécoms affiche en revanche une hausse de 1%, tiré une nouvelle fois par Telecom Italia, qui bondit de 12% après des informations de Bloomberg selon lesquelles le fonds américain KKR étudie la possibilité d'un relèvement de son offre d'achat.

À Paris, Vivendi, premier actionnaire du groupe italien, s'adjuge 2,14%, la meilleure performance du CAC 40.

Le compartiment du transport et des loisirs continue de reculer (-2,02%), la situation sanitaire pénalisant une nouvelle fois les compagnies aériennes comme Lufthansa (-3,09%) et les organisateurs de croisières comme Carnival (-1,44%).

TAUX

Les rendements des bons du Trésor américain reculent avant les multiples indicateurs économiques du jour, le dix ans revenant à 1,6427% après avoir atteint mardi en séance un plus haut d'un mois à 1,684%.

Sur le marché européen, les rendements de référence sont pratiquement inchangés, à -0,237% pour le Bund allemand à dix ans et 0,13% pour l'OAT française de même échéance.

CHANGES

La nouvelle baisse de l'indice Ifo pénalise l'euro, tombé au plus bas depuis début juillet 2020 face au dollar à 1,1204 contre 1,1245 environ avant la publication de l'enquête allemande.

Le dollar en a profité pour atteindre un nouveau pic de 16 mois face à un panier de devises de référence (+0,20%).

Du côté des devises émergentes, la livre turque reste proche de son plus bas historique inscrit la veille après 11 séances de recul d'affilée.

PÉTROLE

Le marché pétrolier évolue en dents de scie, signe que les investisseurs peinent à évaluer les conséquences du recours de plusieurs grands pays consommateurs, dont les Etats-Unis et le Japon, à leurs réserves stratégiques.

Le Brent abandonne 0,22% à 82,13 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,09% à 78,43 dollars.

Les investisseurs s'interrogent sur la réaction des pays producteurs au recours aux réserves stratégiques, les ministres de l'Opep+ devant se réunir le 2 décembre.

(Reportage Maec Angrand, édité par Jean-Michel Bélot)

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