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Le patronat pose ses conditions pour un agenda social

Le patronat pose ses conditions pour un agenda social
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Les leaders patronaux ont accepté de travailler avec les syndicats sur un agenda social indépendant de celui du gouvernement, mais avec la volonté de revoir la place du dialogue interprofessionnel.

Le Medef, la CPME et l'U2P, dans un courrier aux organisations syndicales dont Reuters a eu connaissance vendredi, estiment que la réflexion doit s'intégrer dans le nouveau paysage social mis en place par la réforme du Code du travail de septembre 2017, qui décentralise davantage la négociation vers les branches professionnelles.

"Il s'agit pour les partenaires sociaux de réinventer le dialogue social interprofessionnel pour le mettre en adéquation avec la réalité et le monde économique de demain", écrit le patronat dans cette lettre envoyée mercredi.

Les organisations syndicales avaient invité le patronat à se saisir d'un agenda social commun pour faire valoir l'importance du paritarisme et s'affranchir du rythme de réformes imposé par l'exécutif.

Les syndicats avaient précisé qu'ils souhaitaient traiter de la qualité de vie au travail, de l'impact du numérique sur les nouvelles formes d'emploi et des discriminations dans l'accès au travail.

Dans sa réponse, le patronat souligne pour sa part qu'il souhaite discuter "du positionnement des partenaires sociaux au sein des systèmes de gestion paritaire", des "conséquences des transitions numériques et écologiques sur l'organisation du travail" et des "nouvelles formes d'emploi liées aux mutations technologiques".

Il veut également réfléchir au "rôle des entreprises dans la société par le travail" et au "modèle économique et social en Europe".

En revanche, il ne mentionne pas directement la qualité de vie au travail ni les discriminations.

Le président Emmanuel Macron avait annoncé en juillet la mise en place d'un agenda social concerté entre les partenaires sociaux et l'Etat, dans une volonté d'ouvrir "une autre séquence" face aux critiques des syndicats sur un manque de dialogue de la part de l'exécutif.

Cette séquence, commencée par l'assurance chômage, doit se poursuivre par des négociations sur la santé au travail à la mi-octobre.

D'autres discussions "chères aux partenaires sociaux" pourraient être annoncées, notamment sur l'avenir du paritarisme et sur l'Europe.

(Caroline Pailliez, édité par Dominique Rodriguez)


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©2018 Reuters

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