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Le Lifeline pourrait accoster à Malte, dit Griveaux

Le Lifeline pourrait accoster à Malte, dit Griveaux
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Le navire de l'ONG allemande Mission Lifeline, bloqué en mer depuis jeudi avec 234 migrants à son bord, pourrait prochainement accoster à Malte, a déclaré mardi le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux.

"Le président de la République s'est entretenu hier avec le Premier ministre maltais et si une solution semble se décider à l'heure ou je vous parle (...), la solution européenne serait un débarquement à Malte", a-t-il déclaré sur RTL.

Le président du Conseil italien Giuseppe Conte est allé dans le même sens, affirmant en avoir reçu l'assurance de la part de son homologue maltais. Il a ajouté que Rome accueillera certains des passagers du Lifeline.

"L'Italie jouera son rôle et accueillera une partie des migrants qui sont à son bord, en espérant que les autres pays européens feront de même, comme certains d'entre eux l'ont déjà annoncé", a-t-il déclaré dans un communiqué.

Benjamin Griveaux avait indiqué plus tôt que la France était prête, "comme elle l'a fait avec l'Espagne il y a une dizaine de jours, à envoyer une équipe sur place pour traiter les demandes de manière individuelle" et accueillir certains migrants.

L'Italie avait interdit vendredi au Lifeline d'accoster dans les ports de la péninsule et avait demandé en vain à La Valette d'accueillir ses passagers.

Elle avait auparavant aussi refusé d'accueillir l'Aquarius, bateau de l'ONG SOS Méditerranée avec plus de 600 migrants à son bord, qui a finalement gagné le port espagnol de Valence dimanche.

La France, qui avait également refusé le navire, a envoyé une mission de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) pour identifier les passagers pouvant bénéficier de l'asile sur le territoire français.

Emmanuel Macron s'est dit samedi favorable à une augmentation du nombre de "centres fermés" sur le sol européen et à l'idée de sanctions financières contre des Etats membres qui ne seraient pas solidaires dans le cadre de la répartition des demandeurs d'asile.

"C'est un sujet face auquel l'Europe doit faire face unie, de manière coordonnée. Si ce n'est que des comportements individuels, le problème se reposera ad vitam aeternam", a dit Benjamin Griveaux.

(Caroline Pailliez, avec Chris Sciluna à Malte, édité par Nicolas Delame)


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