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Le gouvernement tiendra compte du débat, assure Philippe

Le gouvernement tiendra compte du débat, assure Philippe
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Edouard Philippe a assuré mercredi que le gouvernement tiendrait compte de ce qui sera dit lors du "Grand débat national", en réponse aux doutes exprimés sur la sincérité d'un exercice censé apporter une réponse au mouvement des "Gilets jaunes".

"Débattre, c'est aussi tenir compte de ce qui a été dit, sinon on débattrait pour rien et nous affirmons clairement notre volonté de tenir compte de tout ce qui aura été dit", a dit le Premier ministre à l'issue d'un séminaire gouvernemental.

"C'est la raison pour laquelle nous avons décidé de reporter l'examen au Parlement de sujets sur lesquels nous savons qu'il nous faudra avancer", a-t-il souligné citant la réforme institutionnelle dont l'examen qui devait reprendre en janvier a été repoussé à l'issue du débat.

L'examen "des textes sur l'organisation territoriale" attendra également les résultats des débats avant de passer devant le Parlement tout comme la Loi d'orientation sur les mobilités, qui sera reportée d'un mois, a-t-il précisé.

Concernant un potentiel abandon de la suppression de la taxe d'habitation pour les 20% des Français les plus aisés, le Premier ministre a estimé que le débat était ouvert et qu'il fallait entendre "ce que les Français" avaient "à nous dire" tout en indiquant, qu'à titre personnel, il était "toujours plutôt favorable à diminuer les impôts".

Le "Grand débat national", dont le coup d'envoi sera donné mardi prochain par Emmanuel Macron, est censé répondre aux questions nées de la crise des "Gilets jaunes", mouvement social spontané, protéiforme, sans leader et émaillé de violences qui perturbe le pays depuis la mi-novembre.

Mais à quelques jours de son lancement, le flou demeure sur l'organisation, les thèmes débattus, le niveau de participation et les conséquences possibles sur la politique du gouvernement et ses chances de mettre fin au mouvement de protestation.

CONFUSION

L'annonce surprise mardi soir de la décision de Chantal Jouanno, la présidente de la commission nationale du débat public (CNDP), chargée de piloter le débat, de se retirer de l'organisation, a ajouté un peu plus à la confusion autour de la concertation que l'exécutif souhaite "inédite".

"J'ai pris acte de la démission de Mme Jouanno que je regrette, je la regrette d'abord parce qu'elle intervient tard dans le processus et donc évidemment c'est une complexité supplémentaire dans l'organisation de ce débat", a dit Edouard Philippe, qui a toutefois parlé d'une "péripétie".

Edouard Philippe a également annoncé qu'il proposerait aux organisations syndicales et patronales ainsi qu'aux associations de venir échanger sur l'organisation du débat avant d'en préciser les modalités, lundi prochain.

"Nous serons prêts", a-t-il assuré. "Nous croyons à ce débat nous pensons qu'il est indispensable, nous pensons que dans la phase que connaît notre pays nous devons être à la fois extrêmement ouverts à un débat productif et utile, et évidemment très fermes sur le fonctionnement des institutions républicaines".

(Marine Pennetier avec Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse)


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