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Le gouvernement envisage une allocation chômage longue durée

Le gouvernement envisage une allocation chômage longue durée
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Les partenaires sociaux pourront discuter de la création d'une allocation chômage de longue durée dans le cadre de la négociation de la nouvelle convention Unedic voulue par Emmanuel Macron, a déclaré mardi la ministre du Travail.

Le gouvernement prévoit de déposer un amendement dans son projet de loi réformant l'assurance chômage, la formation professionnelle et l'apprentissage afin d'ouvrir une négociation sur une nouvelle convention de l'Unedic.

Cet amendement prévoit que "les partenaires sociaux, dans le cadre de la convention d'assurance chômage, puissent se prononcer ou explorer la possibilité d'avoir une allocation chômage de longue durée", a déclaré Muriel Pénicaud devant le Sénat, qui a entamé mardi l'examen du texte.

Elle a précisé que cette allocation irait "au-delà" de la limite de deux ans déjà prévu pour l'indemnisation du chômage, et ce "dans des modalités adaptées".

Selon les derniers chiffres du ministère du Travail, le nombre de demandeurs d'emplois inscrits depuis plus deux ans à Pôle Emploi, toutes catégories confondues, atteignait 1,4 million à fin mai.

"Au moment même ou l'emploi repart, où il y a beaucoup de perspectives et où on crée des emplois, il y a néanmoins un chômage de longue durée qui existe et sur lequel les partenaires sociaux pourraient vouloir faire quelque chose", a-t-elle dit.

L'amendement permettra aux partenaires sociaux d'entrer en négociation "tout de suite, c'est-à-dire dans un agenda de septembre à fin d'année ou début d'année prochaine", sur la base d'un document de cadrage établi par le gouvernement.

Le chef de l'Etat a annoncé devant le Parlement réuni en congrès lundi qu'il souhaitait que les partenaires sociaux révisent les règles de l'Assurance chômage pour s'assurer "qu'elles récompensent bien davantage la reprise d'activité mais aussi qu'elles incitent à la création d'emploi de qualité".

"Que le gouvernement demande ou fasse des propositions de négociations supplémentaires, (...) nous répondrons présents et nous négocierons", a déclaré le secrétaire général de Force ouvrière, Pascal Pavageau, sur RFI.

"Mais nous négocierons pas n'importe quoi", a-t-il ajouté. "Si la lettre de cadrage est 'innégociable' (...), nous proposerons aux autres interlocuteurs sociaux que nous rentrions dans cette négociation comme nous l'entendons."

Les leaders des organisations patronales et syndicales se rencontrent mercredi pour discuter d'un agenda social pour la rentrée.

(Caroline Pailliez, édité par Yann Le Guernigou)


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