Le directeur de l'AIEA dit vouloir approfondir la coopération avec Téhéran

Le directeur de l'AIEA dit vouloir approfondir la coopération avec Téhéran

par Parisa Hafezi

DUBAI, 23 novembre (Reuters) - L'Agence internationale de
l'énergie atomique (AIEA) souhaite coopérer plus étroitement
avec les autorités iraniennes, a déclaré mardi son directeur
général, Rafael Grossi, à moins d'une semaine de la reprise des
négociations entre la République islamique et les grandes
puissances.

"L'agence veut poursuivre et approfondir le dialogue avec le
gouvernement d'Iran (...). Nous sommes convenus de poursuivre
notre travail conjoint sur la transparence", a déclaré Rafael
Grossi lors d'une conférence organisée au lendemain de son
arrivée à Téhéran.

Engagées en avril dernier à Vienne, la capitale autrichienne
où fut signé le Plan d'action global commun (PAGC) en 2015, les
discussions indirectes destinées à ramener l'Iran et les
Etats-Unis dans le cadre de l'accord sur le nucléaire iranien
ont été ajournées en juin après la victoire à l'élection
présidentielle iranienne de l'ultra-conservateur Ebrahim Raïssi.

Téhéran, qui a toujours démenti vouloir développer une arme
nucléaire, s'est progressivement affranchi des limites fixées
par le PAGC, qui encadrait ses activités nucléaires, après sa
dénonciation et le rétablissement des sanctions américaines en
2018 par le président des Etats-Unis d'alors, Donald Trump.

L'actuel président Joe Biden souhaite relancer l'accord de
2015 mais Washington et Téhéran divergent sur les étapes à
mettre en place et sur le calendrier de leur mise en oeuvre.

L'AIEA a détaillé la semaine dernière ce qu'elle reproche à
l'Iran, notamment le traitement réservé à ses inspecteurs ou la
nécessité de rebrancher les caméras de surveillance qu'elle juge
nécessaires à la réactivation de l'accord sur le programme
nucléaire iranien.

Des négociations indirectes entre Téhéran et Washington
doivent reprendre le 29 novembre à Vienne avec pour ambition de
faire revenir chacune des parties prenantes dans les termes de
l'accord dont les Etats-Unis sont sortis il y a trois ans.

Un échec de la voie diplomatique ferait courir un risque de
nouvelle détérioration des relations dans la région. Mardi, le
Premier ministre israélien Naftali Bennett a d'ailleurs fait
savoir qu'il se tenait prêt à durcir encore le ton tout en
ajoutant que son pays ne se sentirait pas lié par la conclusion
d'un nouvel accord entre les grandes puissances et le régime
iranien.

Les Occidentaux exigent notamment des autorités de Téhéran
qu'elles justifient la présence de traces d'uranium sur trois
sites qui n'ont jamais été déclarés et qu'un accès au site de
Tesa de Karaj, qui produit des composants de centrifugeuses
dédiées à l'enrichissement d'uranium, soit octroyé à ses
inspecteurs.
(Parisa Hafezi;
version française Nicolas Delame)

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