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Le Caire et Paris constatent de "relatifs progrès" en Libye

Le Caire et Paris constatent de "relatifs progrès" en Libye

Crédit photo © Reuters

LE CAIRE (Reuters) - L'Egypte et la France constatent de "relatifs progrès" en Libye qui renforcent la nécessité d'organiser des élections dans le pays avant la fin de l'année, a déclaré dimanche la présidence égyptienne à l'issue d'une visite au Caire du chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian.

"Cela nécessite d'accélérer la tenue d'élections avant la fin de cette année, étant donné que la situation en Libye affecte la stabilité et la sécurité de la région méditerranéenne dans son ensemble", a déclaré le porte-parole de la présidence, Bassam Radi, à l'issue d'un entretien entre le président Abdel Fattah al Sissi et Jean-Yves Le Drian.

Bassam Dari n'a pas donné de précisions mais il semblait faire allusion à une relative accalmie observée ces derniers mois dans les combats entre milices à Tripoli et dans d'autres centres urbains.

L'organisation d'élections est un énorme défi dans un pays toujours divisé entre d'innombrables factions depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011.

En juillet dernier, le chef du gouvernement libyen d'union nationale reconnu par l'Onu, Fayez Seraj, et le maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'est du pays, qui est soutenu par l'Egypte, se sont engagés à aider à l'organisation d'élections législatives et présidentielle en 2018.

En janvier dernier, les Nations unies ont promis d'aider la Libye à organiser la tenue de ce scrutin afin de rétablir la stabilité dans le pays.

Ces élections, après sept années de guerre et de chaos politique, devront conduire selon l'Onu "à la fin de la période de transition" en rétablissant la paix et la concorde sous un gouvernement unifié "issu de la volonté du peuple".

Une médiation est actuellement menée par Ghassan Salamé, représentant spécial du secrétaire général de l'Onu.

Avant tout scrutin national, il faudra probablement rédiger un nouveau code électoral et organiser un référendum sur une nouvelle Constitution.

(Sami Aboudi; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)


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