La situation sanitaire pèse encore sur la tendance

La situation sanitaire pèse encore sur la tendance
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PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en ordre dispersé tandis que les Bourses européennes reculent à mi-séance lundi, la propagation ininterrompue du variant Delta du coronavirus pesant une nouvelle fois sur le sentiment de marché.

Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais signalent une ouverture en baisse de 0,47% pour le Dow Jones et de 0,32% pour le Standard & Poor's 500 mais en hausse de 0,19% pour le Nasdaq.

Tous trois ont fini la semaine sur des records de clôture vendredi, portés entre autres par le rebond des valeurs cycliques, qui leur a permis d'atténuer leur repli hebdomadaire.

À Paris, le CAC 40 perd 0,4% à 6.503,22 points vers 10h45 GMT. A Londres, le FTSE 100 cède 0,71% et à Francfort, le Dax recule de 0,2%.

L'indice EuroStoxx 50 est en baisse de 0,26%, le FTSEurofirst 300 de 0,15% et le Stoxx 600 de 0,05%.

La confiance des investisseurs dans la reprise économique et dans la sortie de la crise sanitaire mondiale reste mise à rude épreuve par la résurgence de l'épidémie de COVID-19 dans de nombreux pays, qui a conduit nombre d'entre eux, en Asie notamment à prendre de nouvelles mesures de restrictions.

La décision vendredi de la banque centrale chinoise de réduire les réserves obligatoires des banques pour soutenir le crédit a en outre surtout souligné les doutes sur la vigueur de la croissance.

"Les inquiétudes sur la vitesse à laquelle se poursuivra la réouverture de l'économie mondiale ont fait leur chemin sur les marchés actions la semaine dernière, même si leur orientation reste indécise", constate Gilles Moëc, chef économiste d'Axa IM, dans une note en rappelant que la performance hebdomadaire du S&P-500 est quand même restée positive (+0,4%).

La semaine qui commence sera animée par le début de la période des publications de résultats, avec ceux des grandes banques américaines, et par une série d'indicateurs économiques qui incluent les prix à la consommation aux Etats-Unis et la production industrielle chinoise.

A ce programme s'ajoutent les auditions du président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, à la Chambre des représentants mercredi et au Sénat jeudi, à deux semaines de la réunion du FOMC, son comité de politique monétaire.

VALEURS EN EUROPE

Les baisses les plus marquées en Europe affectent les secteurs les plus exposés aux doutes sur la reprise: l'indice Stoxx des transports et des loisirs cède 1,65%, celui des banques 1,67%, celui des matières premières 1,46%.

A l'opposé, les compartiments défensifs sont entourés, comme les services aux collectivités ("utilities") (+0,87%), l'immobilier (+0,93%) ou la santé (+0,76%).

A Paris, Atos chute de 17,24%, au plus bas depuis mars 2020, après avoir revu à la baisse ses prévisions de résultats pour 2021.

JCDecaux se distingue à la hausse (+5,91%), porté par le relèvement de l'opinion de J.P. Morgan à "surperformance".

TAUX

Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans, à 1,3376%, est de nouveau orienté à la baisse, le rebond entamé vendredi après une chute de 17 points de base en cinq séances semblant déjà avoir fait long feu.

Les rendements européens sont eux aussi orientés à la baisse, à -0,308% pour le Bund allemand à dix ans et 0,036% pour son équivalent français.

CHANGES

Le dollar s'apprécie de nouveau face aux autres grandes devises (+0,21%), signe que les cambistes jouent les devises jugées les plus sûres dans l'attente de nouvelles indications sur la santé de l'économie mondiale et l'impact de la résurgence de l'épidémie.

L'euro recule à 1,1848 dollar, après avoir cédé près de 0,6% face au billet vert la semaine dernière.

PÉTROLE

Le regain d'inquiétude pour la croissance mondiale lié à la pandémie pèse aussi sur le marché pétrolier, qui s'éloigne de ses récents plus hauts de plus de deux ans et demi: Brent abandonne 1,56% à 74,37 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 1,6% à 73,37 dollars.

(Marc Angrand, édité par Nicolas Delame)


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