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La situation sanitaire favorise la poursuite du repli en Europe

La situation sanitaire favorise la poursuite du repli en Europe
Crédit photo © Reuters

par Marc Angrand

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes évoluent dans le rouge en début de séance mercredi, amplifiant le repli entamé la veille face aux multiples signes de résurgence des nouveaux cas d'infection par le coronavirus dans plusieurs régions du monde, perçus comme des menaces potentielles pour la reprise économique.

À Paris, le CAC 40 perd 0,36% à 5.025,43 points à 07h55 GMT après un bref passage sous 5.000 points. A Londres, le FTSE 100 cède 0,15% et à Francfort, le Dax recule de 0,1%.

L'indice EuroStoxx 50 est en baisse de 0,3%, le FTSEurofirst 300 de 0,12% et le Stoxx 600 de 0,2%.

Alors que la Californie a fait état d'un nombre record de nouveaux cas de Covid-19 pour le deuxième jour d'affilée et qu'en Australie, le gouvernement envisage désormais de restreindre les retours de ses citoyens et résidents permanents en provenance de l'étranger, l'OMS a souligné mardi que la pandémie se poursuivait à un rythme soutenu, en évoquant de surcroît la possibilité d'une transmission du virus par voie aérienne.

A ces éléments sont venus s'ajouter des déclarations de plusieurs responsables de la Réserve fédérale américaine sur le risque de voir la reprise économique marquer le pas au moment où les mesures de soutien budgétaire commencent à s'épuiser.

Le vice-président de l'institution, Richard Clarida, a toutefois assuré que la Fed ne resterait pas inactive en cas de besoin et que le retour en récession n'était pas le scénario privilégié.

En Europe, l'Insee a annoncé s'attendre désormais à un rebond de 19% du produit intérieur brut (PIB) français au troisième trimestre mais à une contraction de 9% environ sur l'ensemble de cette année.

VALEURS

Les plus fortes baisses sectorielles en Europe sont pour le compartiment des banques, dont l'indice Stoxx recule de 1,16% et pour celui de l'immobilier (-0,74%).

Le repli le plus marqué au sein du Stoxx 600 est pour Nokia, qui chute de 6,7%; JPMorgan a abaissé sa recommandation à "neutre" contre "surpondérer" en évoquant le risque de voir l'opérateur américain Verizon changer de fournisseur privilégié.

Dans le secteur bancaire, HSBC cède 3,53% en réaction à des informations de Bloomberg selon lesquelles l'administration Trump a étudié la possibilité de remettre en cause le lien entre le dollar de Hong Kong et le dollar américain.

A la hausse, Electrolux gagne 6,21% après avoir dit s'attendre pour le deuxième trimestre à une perte plus limitée qu'anticipé initialement.

EN ASIE

A la Bourse de Tokyo, l'indice Nikkei a fini en baisse de 0,78%. Le nombre quotidien de nouveaux cas d'infection à Tokyo a dépassé le seuil de 100 pour la deuxième journée consécutive mais le ministre de l'Economie, Yasutoshi Nishimura, a estimé mercredi que le retour de l'état d'urgence n'était pas nécessaire.

La Chine, elle, semble épargnée par le regain d'inquiétude perceptible sur les autres grands marchés: l'indice SSE Composite de Shanghai a gagné 1,74% et le CSI 300 des principales capitalisations du pays 1,62%, sa septième hausse consécutive.

A WALL STREET

Les contrats à terme sur les principaux indices américains préfigurent pour l'instant une légère hausse à Wall Street.

Mardi, la Bourse de New York a subi des prises de bénéfices après ses gains récents, rattrapée par un regain de prudence face à la dégradation de la situation sanitaire aux Etats-Unis.

L'indice Dow Jones a cédé 1,51%, soit 396,85 points, à 25.890,18 points, le S&P-500 a perdu 34,4 points, soit 1,08%, à 3.145,32 point et le Nasdaq Composite a reculé de 89,76 points (-0,86%) à 10.343,89 après avoir signé en séance un nouveau record à 10.518,98 points.

TAUX

La baisse des actions favorise le repli sur les emprunts d'Etat, avec pour conséquence un recul des rendements de référence: celui du Bund allemand à dix ans revient à -0,441%, en baisse d'un peu plus d'un point de base, et celui des Treasuries de même échéance, à 0,6545%, confirme son repli de mardi.

CHANGES

Le regain confirmé d'aversion pour les actifs risqués profite à peine au dollar, pratiquement inchangé face à un panier de devises de référence.

"L'ambiance évolue de jour en jour mais le dollar semble favorisé pour l'instant, les investisseurs se montrant plus prudents concernant le virus", explique Yukio Ishizuki, stratège devises de Daiwa Securities. "Les déclarations de la Fed sur l'économie semblent sombres. Il y a des raisons de s'inquiéter car on a du mal à voir comment le virus sera maîtrisé."

L'euro fait mieux que résister face au billet vert et remonte à 1,1288.

Le yuan chinois est quant à lui en légère baisse après deux séances consécutives de hausse face à la monnaie américaine.

PÉTROLE

Les cours du pétrole reculent après l'annonce par l'American Petroleum Institute (API) d'une hausse de 2,05 millions de barils des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine dernière.

Le Brent abandonne 0,19% à 43,00 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,25% à 40,52 dollars.

L'Energy Information Administration (EIA) américaine doit publier ses propres chiffres sur les stocks à 14h30 GMT.

(Marc Angrand, avec Stanley White à Tokyo, édité par Blandine Hénault)


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