La prudence domine avant les chiffres sur l'emploi américain

La prudence domine avant les chiffres sur l'emploi américain
La prudence domine avant les chiffres sur l'emploi américain
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par Laetitia Volga

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue proche de l'équilibre et les Bourses européennes reculent légèrement à mi-séance vendredi avant la publication des chiffres mensuels de l'emploi aux Etats-Unis, qui seront attentivement surveillés par les investisseurs pour déterminer l'impact de la hausse des taux de la Réserve fédérale (Fed) sur l'économie.

Les contrats à terme signalent un gain de 0,06% pour le Dow Jones, un recul de 0,02% pour le Standard & Poor's-500 et de 0,1% pour le Nasdaq. À Paris, le CAC 40 perd 0,48% à 6.481,88 vers 11h30 GMT. À Francfort, le Dax abandonne 0,03% et à Londres, le FTSE cède 0,16%.

L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 recule de 0,26%, l'EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,33% et le Stoxx 600 de 0,22%.

Les investisseurs attendent donc à 12h30 GMT la publication du rapport officiel sur les créations d'emplois aux Etats-Unis pour le mois de juillet ainsi que sa composante sur l'évolution du salaire horaire moyen.

Selon le consensus Reuters, le département du Travail pourrait annoncer un ralentissement des créations d'emplois à 250.000, une augmentation de 0,3% du salaire horaire moyen et un taux de chômage inchangé à 3,6%.

"Nous sommes revenus à un environnement où les mauvaises nouvelles sont des bonnes nouvelles et où il faut craindre de nouvelles hausses de taux car elles pourraient provoquer une récession, mais où une récession est acceptable car elle signifie potentiellement moins de hausses de taux. La situation n'est pas simple", a déclaré Craig Erlam chez OANDA.

"Peut-être que le rapport [sur l'emploi] idéal est celui dans lequel les emplois sont forts mais pas trop (donc conformes au consensus), le chômage reste faible mais la croissance des salaires ralentit un peu. Cela correspondrait à l'idée qu'il ne s'agit pas d'une vraie récession tandis qu'une légère modération de la croissance des salaires pourrait contribuer à l'assouplissement des indicateurs d'inflation, ce qui permettrait de ralentir les hausses [de taux de la Fed] jusqu'à la fin de l'année", a ajouté l'analyste.

VALEURS EN EUROPE

En Bourse, le secteur des médias (-1,05%) est pénalisé par la chute de 7,28% du géant mondial de la publicité WPP à la suite de la publication de résultats et prévisions insuffisants aux yeux des analystes. Dans son sillage, Publicis recule de 3,23%, lanterne rouge du CAC 40.

L'indice Stoxx de l'énergie abandonne 0,92%, sous l'effet de la baisse des cours du brut. Shell, TotalEnergies et BP perdent de 0,94% à 1,41%.

L'assureur Allianz perd 1,93% après avoir accusé une baisse plus importante qu'attendu de son bénéfice net au deuxième trimestre en raison de la volatilité des marchés et des coûts de restructuration.

Toujours à Francfort mais cette fois en hausse, Deutsche Post grimpe de 4,97% après avoir fait état de résultats trimestriels au-dessus des attentes.

TAUX

Les rendements des emprunts d'Etat de référence sont en hausse mais ils restent proches des plus bas de quatre mois touchés en début de semaine avec les craintes de récession.

Selon certains investisseurs, les investisseurs sur les marchés obligataires sont allés trop loin en abaissant leurs anticipations de hausse de taux.

"La rhétorique du marché se concentre trop sur les risques de récession, en tenant pour acquis que les banques centrales auront bientôt l'inflation sous contrôle. Ce point de vue est trop optimiste", a déclaré Flavio Carpenzano chez Capital Group. "L'inflation en zone euro est peut-être sur le point de culminer mais la ramener à l'objectif de 2% de la BCE ne sera pas une tâche facile", a-t-il ajouté.

Le rendement du Bund allemand à dix ans gagne plus de trois points de base à 0,837% et son équivalent américain prend près de deux points de base à 2,6936%.

CHANGES Le dollar efface une partie des pertes de la veille et gagne 0,21% face à un panier de devises de référence.

L'euro recule un peu, à 1,0234 dollar.

PÉTROLE

Les cours du pétrole reculent à nouveau pour tutoyer les plus bas de six mois atteints lors de la séance précédente en raison des inquiétudes sur les perspectives économiques mondiales.

Le Brent perd 0,46% à 93,69 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,67% à 87,95 dollars.

(Rédigé par Laetitia Volga, édité par Kate Entringer)

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