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La Hongrie fait de l'aide aux migrants illégaux un délit pénal

La Hongrie fait de l'aide aux migrants illégaux un délit pénal
Crédit photo © Reuters

BUDAPEST (Reuters) - Le parlement hongrois a adopté mercredi une série de textes législatifs regroupés sous l'appellation "Stop-Soros" instaurant des poursuites pénales contre les personnes ou organisations portant assistance aux migrants illégaux.

Le Premier ministre conservateur Viktor Orban a fait voter ces lois en dépit des protestations de l'Union européenne afin de limiter l'influence en Hongrie des ONG soutenues par le milliardaire américain George Soros.

"Le peuple hongrois attend à juste titre que le gouvernement utilise tous les moyens nécessaires pour combattre l'immigration illégale et les activités qui la favorise", explique le ministre hongrois de l'Intérieur Sandor Pinter dans une note accompagnant les projets de loi.

"L'ensemble de lois Stop-Soros servent un but, faire de l'organisation de l'immigration illégale un délit pénal. Nous voulons nous servir de ces lois pour éviter que la Hongrie devienne un pays de migrants", ajoute-t-il.

Les nouvelles lois prévoient que les personnes et organisations qui porteront assistance aux migrants pourront être condamnées à des peines de prison ferme.

Le parlement, où le Fidesz de Viktor Orban dispose des deux tiers des sièges, a également approuvé un amendement constitutionnel stipulant qu'une "population étrangère" ne peut pas s'installer en Hongrie, une mesure qui vise directement à contrecarrer le projet de quotas soutenu par la Commission européenne.

Les statistiques hongroises montrent que 3.555 réfugiés vivent en Hongrie, pays de dix millions d'habitants, et que 342 ont demandé l'asile dans ce pays au cours des quatre premiers mois de l'année.

Le gouvernement d'Orban s'attend à une procédure légale de la Commission européenne contre les textes de loi adoptés mercredi.

Le Conseil de l'Europe et l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe ont dénoncé ces projets de loi comme "arbitraires" contrairement aux règlements européens.

La Commission de Venise, organe d'expertise rattaché au Conseil de l'Europe, avait demandé aux autorités hongroises d'attendre la publication d'un rapport conjoint avec l'OSCE avant d'approuver ces textes.

(Pierre Sérisier pour le service français)


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