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La France n'est pas partie prenante militairement en Libye, dit Parly

La France n'est pas partie prenante militairement en Libye, dit Parly
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - La France n'est pas "partie prenante militairement" en Libye, déclare dimanche la ministre des Armées, alors que la découverte de quatre missiles de l'armée française aux mains de forces du maréchal Khalifa Haftar a relancé les spéculations sur la stratégie de Paris.

La France a reconnu mercredi que des missiles américains Javelin saisis par les forces gouvernementales libyennes dans un camp de combattants pro-Haftar au sud-ouest de Tripoli appartenaient à ses forces armées, tout en soulignant que ces munitions étaient "hors d'usage" et n'avaient fait l'objet d'aucune vente ou cession en violation de l'embargo de l'Onu sur les armes.

Florence Parly a précisé vendredi sur franceinfo qu'un détachement français, auquel appartenait les missiles, se trouvait en territoire libyen pour une mission de renseignement sur l'organisation Etat islamique (EI).

"Daech profite d'une situation chaotique en Libye", déclare Florence Parly dans un entretien au Parisien.

"La France n'est pas partie prenante militairement. En revanche, elle est très active sur le terrain diplomatique. Il peut y avoir des forces dont l'objectif est de faire du renseignement. Je ne vais pas en parler. Nous ne sommes pas partie prenante sur le plan militaire", souligne la ministre.

Priée de préciser la nature des missions militaires françaises en Libye, elle répond : "Ce sont des opérations destinées à rester confidentielles. Je n'en parlerai pas davantage."

Le gouvernement d'union nationale (GNA) de Fayez al Sarraj, seul organe exécutif reconnu par la communauté internationale depuis 2015, accuse les autorités françaises de jouer double jeu en Libye de par leur proximité avec l'homme fort de l'Est (Cyrénaïque), le maréchal Haftar - considéré comme un allié robuste dans la lutte antiterroriste -, qui a lancé début avril une offensive militaire sur Tripoli, siège du GNA.

L'instabilité qui a suivi la chute de Mouammar Khadafi en 2011 a favorisé l'expansion du djihadisme en Libye, devenue un point d'ancrage de Daech (acronyme arabe de l'EI) après l'Irak et la Syrie.

(Sophie Louet)


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©2019 Reuters

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