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La France malade de son insécurité, estime Darmanin

La France malade de son insécurité, estime Darmanin
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - "La France est malade de son insécurité", estime dans une interview au Parisien le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, qui promet de communiquer chaque mois les chiffres de la sécurité au quotidien, thème récurrent du débat politique depuis l'été.

"Nous ne sommes pas pour la politique du chiffre, mais pour la politique du résultat. Je pense profondément que la France est malade de son insécurité. Il faut vraiment être sourd et aveugle pour ne pas entendre ce que nous disent les Français. Ou alors habiter dans le monde des 'Bisounours'… Si la France est malade, il faut prendre sa température", explique Gérald Darmanin dans cet entretien.

"Nous avons pris la décision de faire conjointement avec Marlène Schiappa [ministre déléguée à la Citoyenneté] un point presse mensuel sur tous les sujets, à la fin de chaque première semaine du mois, pour communiquer l'ensemble des résultats de nos services", ajoute le ministre.

"Il se tiendra à Beauvau, à partir d'octobre. Il reprendra six points : la lutte contre les stupéfiants, les chiffres des violences conjugales, intrafamiliales et sexuelles, les heures de patrouilles pédestres sur la voie publique des gendarmes et des policiers, celles dans les transports publics également, le nombre de dérives sectaires signalées, et aussi le thème de l'immigration et de l'asile."

A trois jours d'un séminaire gouvernemental sur la sécurité, Gérald Darmanin déclare que la lutte contre les stupéfiants est "indéniablement" la priorité de l'exécutif car "à travers ce sujet, il y a la lutte contre le crime organisé, avec la traite des êtres humains et le financement du terrorisme, mais aussi une grande mesure de santé publique. Et, bien sûr, un lien avec la lutte contre l'insécurité du quotidien".

Evoquant la polémique qui l'oppose au ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti sur le terme d'"ensauvagement" de la société française, employé cet été par le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin dit "respecter la sensibilité de chacun, et celle en particulier du garde des Sceaux".

"Nous menons des actions communes, mais nous avons aussi des sensibilités différentes. Il ne va pas se renier, et je ne vais pas me renier. Mais il n'y a pas pour autant deux lignes politiques au sein du gouvernement", assure-t-il.

(Jean-Stéphane Brosse)


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