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La chloroquine réservée à des cas particuliers, dit Véran

La chloroquine réservée à des cas particuliers, dit Véran
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Le ministre français de la Santé et des Solidarités, Olivier Véran, a repoussé mardi l'idée d'utiliser l'hydroxychloroquine pour soigner les malades atteints par le coronavirus, sauf cas cliniques très particuliers.

Lors des questions d'actualité à l'Assemblée nationale, le ministre était interpellé par le député (Les Républicains) du Haut-Rhin Eric Straumann, qui demandait des expérimentations en ce sens dans son département, très touché par l'épidémie.

Comme le Premier ministre Edouard Philippe lundi soir, Olivier Véran s'est appuyé sur les recommandations du Haut conseil de santé publique, qui affirme ne pas avoir eu connaissance de traitements efficaces contre le coronavirus.

"Il est dangereux, en l'absence de preuves, de donner ces médicaments comme on donnerait des médicaments qui auraient une autorisation de mise sur le marché", a dit Olivier Véran.

"En revanche le Haut conseil considère que si, en collégialité, des médecins décidaient que sur des malades graves en l'absence de traitement, avec des complications pulmonaires sévères, estimaient en leur âme et conscience qu'ils pouvaient donner ce type de traitement eh bien il fallait le leur permettre et c'est ce que j'ai autorisé", a-t-il précisé, ajoutant que la chloroquine pouvait engendrer des problèmes cardiaques.

"Donc l'usage hospitalier réservé à des situations particulières aujourd'hui, et si demain nous avons des données cliniques qui nous permettent espérer aller au-delà, nous n'attendrons pas", a-t-il poursuivi. "Mais nous devons attendre ces informations cliniques, sans quoi ce serait totalement irresponsable de ma part en tant que ministre de la Santé".

Traitement contre le paludisme, l'hydroxychloroquine a obtenu des résultats prometteurs lors d'une étude menée sur un nombre réduit de patients à Marseille sous la houlette du professeur Didier Raoult mais son utilisation suscite le débat au sein de la communauté médicale.

(Elizabeth Pineau, édité par Blandine Hénault)


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