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La cathédrale de Notre-Dame compte ses oeuvres miraculées

La cathédrale de Notre-Dame compte ses oeuvres miraculées
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - La cathédrale Notre-Dame a perdu lundi au moins 5 à 10% de ses oeuvres dans l'incendie, sa charpente et une partie de la voûte intérieure, mais ses deux tours et ses trois rosaces sont pratiquement intactes, a-t-on appris mardi auprès des pompiers et des conservateurs.

Le trésor de Notre-Dame - la Sainte Couronne d'épines et la tunique de Saint-Louis - a été sauvé des flammes lundi soir et mis à l'abri à l'Hôtel de Ville.

"Nous avons sauvegardé les beffrois, qui sont les symboles de Notre-Dame, ils sont sécurisés à ce stade, les tribunes, qui permettent de relier la nef et autres sont aussi à ce stade consolidées", a déclaré Joseph Vaz de Matos, expert du patrimoine auprès du ministère de la Culture, lors d'un point de presse près de Notre-Dame.

Les éléments fondamentaux de l'édifice sont préservés, estime-t-il, en dépit de la disparition de la flèche ajoutée lors de la restauration du monument par Eugène Viollet-le-Duc au XIXe siècle, et des toits et charpentes. Une partie de la voûte intérieure a été percée par la chute de la flèche.

"A l'intérieur, il subsiste encore de belles collections, des grands formats, dont certaines ont subi les effets de l'incendie et pourront être restaurées."

Une centaine de pompiers sont mobilisés mardi pour vérifier la stabilité des structures et permettre l'extraction des oeuvres qui méritent encore de l'être.

Maxime Cumunel, secrétaire général de l'Observatoire du patrimoine religieux, note pour sa part avec soulagement que les trois rosaces emblématiques de la cathédrale, datant des XIIe et XIIIe siècles, ont été sauvegardées.

"A priori ils n'ont pas été détruits pour l'instant", a-t-il dit des vitraux dans un entretien à Reuters. "Ils sont toujours sur les façades pour l'instant." Le Bourdon, fondu il y a plus de 300 ans et lourd de 13 tonnes, ainsi que les autres cloches, renouvelées en 2013, sont intacts.

"On sait que l'orgue est au moins partiellement touché mais quel est le niveau de destruction de l'orgue, le niveau de restaurabilité, pour l'instant on ne sait pas", ajoute-t-il.

Les Mays, ces grands tableaux de deux mètres sur trois environ, commandés chaque année entre 1630 et 1707 par la Corporation des orfèvres, ont été pour certains détruits.

"Il y en quatre très grands, notamment un Laurent de La Hyre, qui a priori sont détruits", précise Maxime Cumunel. "Il y a, je ne pense pas, de catastrophe gravissime, mais il y a certainement 5 à 10% des oeuvres d'art qui ont disparu."

(Elizabeth Pineau, Julie Carriat, édité par Sophie Louet)


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