La Banque de France anticipe une croissance de 0,2% au T2

La Banque de France anticipe une croissance de 0,2% au T2
La Banque de France anticipe une croissance de 0,2% au T2
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PARIS (Reuters) - La France devrait enregistrer une croissance trimestrielle de 0,2% sur la période avril-juin alors qu'une partie du secteur des services se remet du creux provoqué plus tôt cette année par la propagation du variant Omicron du coronavirus, a indiqué mercredi la Banque de France (BdF).

Il s'agirait d'une légère accélération de l'économie française, qui a stagné au premier trimestre du fait du ralentissement de la consommation provoqué par la crise sanitaire ainsi que par la flambée de l'inflation.

L'Insee a annoncé lundi prévoir une croissance de 0,25% au cours du trimestre actuel.

Pour ses prévisions, la Banque de France se base en partie sur les résultats de l'enquête menée le mois dernier auprès des chefs de 8.500 entreprises, selon lesquels l'activité en avril a été globalement stable dans l'industrie et s'est améliorée dans les services marchands. Le secteur du bâtiment a en revanche enregistré un léger repli de son activité le mois dernier.

Selon l'enquête de conjoncture de la banque centrale, les entreprises interrogées anticipent une hausse de l'activité dans l'industrie et le secteurs des services au cours du mois actuel. Il n'est pas attendu de changement dans le bâtiment.

Alors que la guerre en Ukraine et les restrictions sanitaires en Chine ont alimenté les problèmes d'approvisionnement mondiaux, près des deux tiers des entreprises industrielles interrogées ont fait état de difficultés en la matière. Il s'agit d'une proportion inédite depuis que la Banque de France a commencé, en mai 2021, à sonder les entreprises sur les chaînes d'approvisionnement.

Par ailleurs, dans son point mensuel sur la conjoncture, la banque centrale note que les difficultés de recrutement ont concerné en avril 52% des entreprises, tous secteurs confondus, un pourcentage inchangé par rapport à mars. Une légère détente a toutefois été constatée dans le secteur des services, avec un repli à 54% contre 56% en mars.

Face aux difficultés d'approvisionnement et de recrutement, 57% des entreprises du bâtiment interrogées ont dit prévoir de relever leurs prix en mai. De nouvelles hausses des prix sont aussi anticipées par 42% des entreprises du secteur industriel et 26% des entreprises du secteur des services.

(Reportage Leigh Thomas, rédigé par Jean terzian)

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