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L'unanimité de la BCE précédée par un débat animé

L'unanimité de la BCE précédée par un débat animé
Crédit photo © Reuters

FRANCFORT (Reuters) - Les membres du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne réunis jeudi ont divergé sur la question de laisser la porte ouverte à une nouvelle prolongation du programme de rachats d'actifs et sur la date probable d'une première hausse de taux depuis 2011, apprend-on auprès de trois sources.

La BCE a finalement déclaré "prévoir" que son programme de rachats d'actifs de 2.600 milliards d'euros prendra fin en décembre et que ses taux d'intérêt resteront à leurs plus bas records "jusqu'à la fin de l'été" 2019.

Le président de la banque centrale, Mario Draghi, a souligné que la décision - le pas le plus important franchi jusqu'ici vers la fin du soutien monétaire de la BCE - avait été prise à l'unanimité, signe que les voix dissonantes se sont finalement rangées à l'avis général.

Certains membres du conseil des gouverneurs ont plaidé pour une communication plus prudente sur une possible extension des rachats de dettes et d'autres auraient voulu que la déclaration de politique monétaire laisse la porte ouverte à une hausse des taux d'intérêt dès le début ou dans le courant de l'été 2019, selon les sources.

"Certains membres auraient aimé quelque chose comme 'en milieu d'année'", a dit une des sources. "La formulation choisie laisse beaucoup de choses ouvertes."

La BCE n'a pas souhaité commenter ces informations.

Le vocabulaire finalement choisi a résulté d'un débat animé sur lequel a plané le souvenir du faux-pas de 2011, quand la BCE avait relevé ses taux à deux reprises juste avant la crise de la dette qui l'a contrainte ensuite à faire machine arrière.

La peur de répéter cette erreur a permis de parvenir à une position unanime, ont dit les sources. "Certaines personnes ont fait allusion au resserrement monétaire de 2011 pour expliquer la crainte d'un changement de cap trop rapide", a dit l'une d'entre elles.

L'euro et les rendements obligataires ont chuté après la décision de la BCE, qui a été perçue comme plus accommodante que ce que prévoyaient les marchés.

La monnaie unique poursuivait sa glissade en fin de journée, passant sous les 1,16 euro pour la première fois depuis le 30 mai.

(Frank Siebelt, Balazs Koranyi et Francesco Canepa, Véronique Tison pour le service français)


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