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L'UMP dément des détournements de fonds au Sénat

L'UMP dément des détournements de fonds au Sénat
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Le groupe UMP du Sénat a démenti mardi tout détournement de fonds publics après la publication d'un article affirmant qu'une information judiciaire avait été ouverte sur de possibles versements au profit de sénateurs du parti d'opposition.

Il affirme que les versements effectués au profit d'une association, l'Union républicaine du Sénat (URS), "s’inscrivent dans le cadre de la libre administration des groupes politiques."

"Ils correspondent à la mise à disposition de moyens à ces sensibilités afin qu’elles puissent dans le respect de leur objet social respectif exercer leurs actions politique et législative en complément de l’action menée par le groupe UMP lui-même", écrit-il dans un communiqué.

Selon Le Parisien paru mardi, le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire pour "détournements de fonds publics", "abus de confiance" et "blanchiment".

Sollicité, le parquet n'a pas confirmé cette information dans l'immédiat.

Selon le quotidien, la brigade de répression de la délinquance astucieuse (BRDA) a été saisie de l'affaire à la suite d'un signalement, en 2012, de la cellule de lutte antiblanchiment Tracfin.

Selon les premiers éléments de l'enquête, l'URS aurait perçu des fonds de la part du groupe UMP du Sénat, versés par la questure de la haute assemblée, avant de les rétrocéder à ses membres.

Le préjudice pourrait s'élever à quelque 400.000 euros.

Le président du Sénat, le socialiste Jean-Pierre Bel, souligne dans un communiqué qu'"en aucun cas ces faits, s’ils étaient avérés, ne mettent en cause le Sénat dans sa gestion budgétaire".

"Le Sénat ne porte aucune responsabilité dans l’utilisation des dotations attribuées aux groupes politiques pour leur fonctionnement", ajoute-t-il, précisant qu'il se réserve le droit de "donner les suites qui se révèleraient nécessaires".

Bruno Le Roux, le président du groupe PS de l'Assemblée, a souhaité qu'il y ait "le plus vite possible la transparence" sur des tels soupçons.

(Sophie Louet et Gérard Bon édité par Yves Clarisse)


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©2019 Reuters

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