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L'optimisme sur le commerce nourrit le goût du risque

L'optimisme sur le commerce nourrit le goût du risque
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en hausse lundi mais les Bourses européennes effacent leurs gains à mi-séance, le repli des valeurs automobiles freinant le retour progressif des investisseurs sur les actifs à risque dans l'espoir de voir la signature imminente de l'accord commercial partiel entre les Etats-Unis et la Chine dégager l'horizon économique mondial.

Les contrats à terme sur les principaux indices américains signalent une ouverture en hausse d'environ 0,4% après le repli subi vendredi en réaction aux chiffres inférieurs aux attentes de l'emploi américain en décembre.

À Paris, le CAC 40 est pratiquement inchangé à 6.036,38 points vers 12h10 GMT après avoir pris jusqu'à 0,35%. A Londres, le FTSE 100, favorisé par la baisse de la livre sterling, progresse de 0,08% mais à Francfort, le Dax recule de 0,24%, plombé entre autres par les valeurs automobiles.

L'indice EuroStoxx 50 est en baisse de 0,24%, le FTSEurofirst 300 de 0,28% et le Stoxx 600 de 0,17%.

Le principal rendez-vous de la semaine qui débute, du point de vue des investisseurs, est la signature attendue de l'accord commercial de "phase 1" conclu le mois dernier par Washington et Pékin, censé aboutir d'une part à une réduction des droits de douane américains sur les produits chinois, d'autre part à une augmentation des importations chinoises en provenance des Etats-Unis.

"La signature devrait aider à éviter à court terme toute nouvelle escalade des tensions commerciales USA-Chine", estiment les économistes de Nomura dans une note, tout en prévenant ne pas s'attendre à des progrès importants des négociations de la "phase 2" avant l'élection présidentielle américaine de novembre.

Les prochains jours seront aussi animés par la publication de plusieurs indicateurs économiques suivis avec attention par les marchés, parmi lesquels les prix à la consommation aux Etats-Unis mardi, les ventes au détail américaines jeudi et les chiffres trimestriels du produit intérieur brut (PIB) chinois vendredi.

Les investisseurs suivront aussi le début de la période de publication des résultats à Wall Street, que lanceront mardi les banques JPMorgan, Citigroup et Wells Fargo.

VALEURS EN EUROPE

Principal contributeur à la baisse des grands indices européens, le secteur de l'automobile perd 0,94% face à la perspective d'une nouvelle baisse du marché chinois cette année, qui serait la troisième consécutive.

Daimler cède 1,38%, BMW 1,3% et l'équipementier Continental 1,75%.

A Paris, Renault (-2,58%) est surtout pénalisé par un article du Financial Times selon lequel des dirigeants de Nissan envisagent une rupture de l'alliance entre les deux constructeurs.

A la hausse, Publicis est en tête du CAC 40 avec une hausse de 2,58% après le conseil d'achat de Goldman Sachs, qui dit s'attendre à un rebond après trois années boursières difficiles.

TAUX

Sur le marché obligataire, les rendements de référence de la zone euro remontent à -0,217% pour le Bund à dix ans allemand et 0,071% pour son équivalent français.

Le rendement à dix ans britannique est au contraire orienté en baisse à 0,743%, affecté par la perspective d'une baisse du taux directeur de la Banque d'Angleterre dans les semaines ou les mois à venir.

Le dix ans américain, à 1,8406%, efface une partie de la baisse subie vendredi en réaction aux chiffres mensuels de l'emploi.

CHANGES

Les devises les plus sensibles aux tensions commerciales sont en hausse, à l'instar du yuan chinois, qui prend 0,3% face au dollar au plus haut depuis plus de cinq mois, et des dollars australien et néo-zélandais.

Le yen, au contraire, est désavantagé par son statut de valeur refuge et abandonne plus de 0,3% face au dollar comme face à l'euro.

La monnaie unique européenne est stable face au billet vert à 1,1120 et l'"indice dollar", qui mesure les fluctuations de la devise américaine face à un panier de référence, gagne 0,13%.

La livre sterling, elle, recule de près de 0,75% face au dollar et à l'euro après des indicateurs qui confirment le ralentissement de l'économie britannique fin 2019 et plaident en faveur d'une baisse de taux, de nouveau évoquée dimanche par un membre du Comité de politique monétaire.

PÉTROLE

Le marché pétrolier est hésitant, tiraillé entre la perspective d'une détente durable dans le conflit commercial USA-Chine et les risques toujours présents d'une montée de la tension au Moyen-Orient.

Le Brent abandonne 0,23% à 64,83 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,08% à 58,99 dollars.

Le Brent évolue près de 10% en dessous du pic de 71,75 dollars touché la semaine dernière au plus fort de l'épisode de tension USA-Iran.

OR

Pénalisé lui aussi par le regain d'appétit pour le risque, le cours de l'or recule de 0,57% à 1.553,16 dollars l'once après avoir cédé jusqu'à 1% en début de séance.

(Marc Angrand)


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