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L'exil des plus fortunés a accéléré malgré l'"exit tax"

L'exil des plus fortunés a accéléré malgré l'"exit tax"
Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) - Le départ à l'étranger des contribuables les plus riches s'est accéléré entre 2010 et 2015 malgré l'existence de l'"exit tax" qu'Emmanuel Macron entend supprimer, montre jeudi un rapport de Bercy révélé par le journal les Echos.

Les départs ont été multipliés par trois entre 2010 et 2015 chez les contribuables dont le revenu fiscal de référence est supérieur à 100.000 euros (4.326 départs en 2015), pour rejoindre en premier lieu la Suisse, le Royaume-Uni ou les Etats-Unis, montre ce rapport annuel.

Les contribuables au revenu supérieur à 300.000 euros sont 634 à être partis en 2015, tandis que 754 foyers redevables de l'ISF ont quitté la France la même année, après 837 en 2014, des chiffres qui restent très minoritaires par rapport à l'ensemble de la population française.

"De 2011 à 2015, l'administration a reçu chaque année 300 à 400 déclarations d''exit tax'", note en outre le quotidien Les Echos sur la base de ce rapport.

L'impôt décidé sous Nicolas Sarkozy avec l'objectif de freiner l'exil fiscal, notamment vers la Belgique, instaurait une "imposition des plus-values latentes lors du transfert par les contribuables de leur domicile fiscal hors de France". En 2015, le montant des plus-values déclarées s'est élevé à 2,9 milliards d'euros.

La fin de cet impôt, évoqué par Emmanuel Macron dans les colonnes du magazine Forbes, a été fustigée par l'opposition française de droite comme de gauche, qui la considère comme un nouveau cadeau aux plus fortunés.

(Julie Carriat, édité par Tangi Salaün)


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