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L'Europe finit en hausse et Wall Street recule avant le G20

L'Europe finit en hausse et Wall Street recule avant le G20
Crédit photo © Reuters

par Laetitia Volga

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en hausse jeudi profitant de la perspective d'un ralentissement du rythme des hausses des taux aux Etats-Unis, bien que les discussions à venir sur le commerce entre Chinois et Américains limitent la prise de risques.

À Paris, le CAC 40 a terminé en hausse de 0,46% à 5.006,25 points. Le Footsie britannique a gagné 0,74% mais le Dax allemand a perdu 0,01%, pénalisé par le repli de Deustsche Bank.

L'indice EuroStoxx 50 a pris 0,19%, le FTSEurofirst 300 0,31% et le Stoxx 600 0,2%.

Les marchés actions européens ont été rassurés par les propos mercredi de Jerome Powell, le président de la banque centrale américaine, qui a semblé signaler que la Fed s'approchait de la fin de ses relèvement de taux, ceux-ci se trouvant désormais selon lui "juste en dessous" d'un niveau neutre.

L'euphorie suscitée par cette annonce a dopé Wall Street mercredi, mais la prudence a vite fait son retour à la Bourse de New York après des déclarations discordantes de Donald Trump qui a dit être sur le point de conclure un accord avec la Chine bien qu'il n'était pas sur de vouloir le faire.

De son côté, Pékin a dit espérer obtenir des "résultats positifs" dans le conflit qui l'oppose à Washington lors de la rencontre entre le président américain et son homologue chinois Xi Jinping samedi en marge du G20 à Buenos Aires.

VALEURS

En Bourse, le secteur des ressources de base a enregistré la plus forte progression européenne (+1,1%), suivi du compartiment industriel (+0,96%) et de la chimie (+0,91%).

A Paris, Safran a gagné 5,04%, à la suite de la présentation d'objectifs ambitieux pour 2019-2022, tandis que Soitec a pris la tête du SBF 120 (+11,22%) après avoir annoncé des résultats semestriels très bien accueillis.

Le secteur immobilier n'a pas profité de la perspective d'un ralentissement de la hausse des taux aux Etats-Unis, son indice Stoxx ayant enregistré la plus forte baisse en Europe (-1,08%), pénalisé par la chute de 40,55% d'Intu Properties.

Le consortium d'investisseurs emmené par le vice-président d'Intu Properties, John Whittaker, a renoncé au projet d'offre d'achat du groupe britannique d'immobilier commercial. Le concurrent Hammerson a perdu 7,58% dans la foulée.

Deutsche Bank a cédé 3,4% après l'annonce par le parquet de Francfort de perquisitions dans les locaux de la banque allemande dans le cadre d'une enquête pour blanchiment d'argent.

Du côté des midcap, le fabricant de drones Parrot a bondit de 82% à 3,185 euros après que son actionnaire majoritaire, la famille Seydoux à travers la société Horizon, a fait part de son intention de lancer une OPA de 3,20 euros par action, ce qui représente une prime d'environ 83% par rapport à la clôture du 27 novembre.

A WALL STREET

Au moment de la clôture en Europe, les indices de Wall Street perdent entre 0,3% et 0,5%, les investisseurs faisant le choix de la prudence à quelques jours du sommet du G20 dans le cadre duquel les présidents chinois et américains doivent s'entretenir sur leur différend commercial.

La Bourse de New York fait également les frais de prises de bénéfices après le bond des indices mercredi à la suite des propos rassurants tenus par Jerome Powell.

CHANGES

Le dollar est quasiment inchangé face à un panier de devises internationales dont l'euro qui gagne plus de 0,15% à 1,138 dollar.

Il faudra suivre l'évolution du billet vert avec la publication à 19h00 GMT du compte-rendu de la dernière réunion de la banque centrale américaine. Ce rapport devrait toutefois avoir un impact limité, les investisseurs étant déjà tournés vers le rythme du resserrement monétaire pour l'année prochaine.

La livre sterling abandonne plus de 0,3% face au dollar et 0,4% face à l'euro au lendemain de l'avertissement de la Banque d'Angleterre sur un possible choc pour l'économie britannique qui serait plus violent que la crise financière de 2008 en cas de Brexit sans accord.

TAUX

Les déclarations de Jerome Powell ont provoqué un repli des anticipations de hausse de taux et des rendements des emprunts d'Etat.

Le rendement des Treasuries à 10 ans recule d'environ trois points de base, sous 3,02%, son plus bas niveau depuis le 18 septembre. Dans le sillage du marché obligataire américain, le 10 ans allemand est tombé jusqu'à 0,316%.

LES INDICATEURS DU JOUR

Côté macro, les dépenses de consommation des ménages américains ont signé en octobre leur plus forte progression en sept mois, mais les pressions sous-jacentes sur les prix se sont amoindries, avec une mesure d'inflation privilégiée par la Réserve fédérale (Fed) qui a enregistré sa plus faible progression annuelle depuis février.

L'indice des prix "core PCE", c'est-à-dire hors alimentation et énergie, a progressé de 0,1% après une hausse de 0,2% en septembre. Sur un an, cet indice ressort ainsi à 1,8%, sa plus faible progression depuis février, après +1,9% en septembre.

"C'est le plus bas depuis plusieurs mois, mais le FOMC a tout de même une marge de manœuvre suffisante pour normaliser sa politique", a déclaré Michael Lorizio, trader chez Manulife Asset Management.

"Je ne vois pas dans cette statistique de quoi s'éloigner d'une politique de normalisation ou modifier la vision d'ensemble [de la Réserve fédérale] sur l'économie américaine."

PÉTROLE

Les cours pétroliers évoluent en nette progression après une information de Reuters, qui cite des sources industrielles, selon laquelle la Russie est de plus en plus convaincue du besoin de réduire la production de pétrole conjointement avec l'Opep bien que Moscou soit toujours en discussions avec l'Arabie saoudite sur le calendrier et le volume d'une telle réduction.

Le Brent prend 1,89% à 59,87 dollars le baril tandis que le brut léger américain grimpe de 2,98% autour de 51,6 dollars, après être tombé en séance à 49,41, un creux d'environ 14 mois.

A SUIVRE vendredi :

Un agenda chargé attend les investisseurs vendredi avec notamment l'estimation flash de l'inflation et le taux de chômage en zone euro, à 10h00 GMT, et l'entame de la réunion de chef d'Etat et de gouvernement du G20.

(Avec Kate Duguid à New York, édité par Blandine hénault)


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