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L'Europe finit dans le rouge mais enchaîne 8 semaines de hausse

L'Europe finit dans le rouge mais enchaîne 8 semaines de hausse
Crédit photo © Reuters

par Marc Angrand

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en repli vendredi, victimes de prises de bénéfices et de l'impact défavorable de la publication de l'accord de coalition italien, que la dépréciation de l'euro n'a cette fois-ci pas suffi à compenser, tandis que Wall Street souffrait de la baisse des secteurs des semi-conducteurs et de l'énergie.

À Paris, le CAC 40 a clôturé en baisse de 0,13% (7,41 points) à 5.614,51 points. A Londres, le FTSE 100 a perdu 0,12% et à Francfort, le Dax a reculé de 0,28%. L'indice EuroStoxx 50 a cédé 0,51%, le FTSEurofirst 300 0,32% et le Stoxx 600 0,28%.

La Bourse de Milan a quant à elle chuté de 1,48% et au moment de la clôture, le rendement des emprunts d'Etat italiens à dix ans s'affichait à 2,226% après un pic à 2,23%, son plus haut niveau depuis près de six mois, plus de 34 points de base au-dessus de son niveau de vendredi dernier.

Le "spread" entre les titres italiens et allemands a dépassé 163 points de base, au plus haut depuis octobre 2017, le rendement du Bund étant retombé sous 0,58%.

Le regain de tension sur les actifs italiens a été provoqué par la publication de l'accord de gouvernement conclu entre la Ligue et le Mouvement 5 Etoiles (M5S). Le texte, qui doit être soumis aux militants des deux partis, prévoit entre autres une nette augmentation de la dépenses publique et une révision de règles de gouvernance européenne.

"L'accord de coalition entre la Ligue et le M5S menace de raviver la crise de l'euro et suscite des interrogations sur la soutenabilité de la dette italienne", explique James Nixon, chef économiste Europe d'Oxford Economics, pour qui cette menace pourrait fournir un argument supplémentaire à la Banque centrale européenne (BCE) pour mettre fin à ses achats d'actifs.

Sur l'ensemble de la semaine, le Stoxx 600 a néanmoins gagné 0,58%, sa huitième performance hebdomadaire positive d'affilée, une série sans précédent depuis juin 2014. Le CAC 40 affiche quant à lui une hausse de 1,31% sur la semaine et il a inscrit en séance, à 5.643,15 points, son plus haut niveau depuis janvier 2008.

Wall Street évoluait en ordre dispersé à la clôture européenne, le Dow Jones s'adjugeant 0,08% alors que le Standard & Poor's 500 perdait 0,14% et le Nasdaq Composite 0,12%.

L'indice Philadelphia du secteur des semi-conducteurs reculait de 0,93% après les résultats décevants d'Applied Materials (-8,95%) et le S&P de l'énergie de 0,64%.

ESPOIR SUR LE COMMERCE USA-CHINE

A la hausse, les valeurs industrielles américaines profitaient des espoirs de voir aboutir les négociations commerciales en cours à Washington entre les Etats-Unis et la Chine. Boeing gagnait ainsi 2,07% et Caterpillar 1,23%.

Le dollar, lui, s'appréciait de 0,22% face à un panier de devises de référence après un nouveau pic de cinq mois. Le billet vert a pris 1,22% sur la semaine et 5,5% depuis la mi-février.

Le marché pétrolier marque le pas mais devrait enregistrer une sixième semaine de hausse d'affilée qui aura vu le prix du baril de Brent dépasser 80 dollars pour la première fois depuis novembre 2014.

Aux valeurs en Europe, Ubisoft a gagné 4,47% et inscrit un record au lendemain de ses résultats annuels, supérieurs aux attentes.

La journée a été plus difficile pour Vivendi, qui a cédé 1,64% après ses trimestriels en l'absence de précision sur ses intentions concernant Universal Music Group (UMG), sa filiale de musique candidate potentielle à une entrée en Bourse.

Le secteur du luxe a quant à lui souffert du chiffre d'affaires annuel inférieur au consensus du suisse Richemont, le propriétaire de Cartier entre autres. Le titre Richemont a perdu 5,27% et dans son sillage, Swatch Group a cédé 1,14%.

Parmi les autres reculs marquants du jour, AstraZeneca a abandonné 1,95% après la publication d'un bénéfice trimestriel réduit de près de moitié sur un an.

La plus forte baisse sectorielle est pour le compartiment des télécoms (-1,90%), pénalisé notamment par le repli de 3,58% d'Altice au lendemain d'un bond de 12,36% et par le recul de 3,41% de Telecom Italia, victime de l'abaissement de recommandation de Berenberg, passé à la vente.

(Édité par Bertrand Boucey)


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