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L'Europe dans le désordre, la livre pèse à Londres

L'Europe dans le désordre, la livre pèse à Londres

Crédit photo © Reuters

par Patrick Vignal

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes ont terminé mardi en ordre dispersé avec un repli assez marqué pour Londres, pénalisée par la livre sterling, dans un climat toujours marqué par les tensions politiques.

À Paris, le CAC 40 a reculé légèrement (-0,22% à 5.460,95 points) et à Francfort, le Dax allemand a pris 0,13%.

Le Footsie britannique a perdu 0,70% à cause notamment de la livre qui a pris jusqu'à plus de 0,6% face à l'euro, pesant sur les valeurs exportatrices après l'annonce d'une croissance plus forte que prévu de l'activité dans le secteur des services en Grande-Bretagne le mois dernier.

Les incertitudes politiques ont pesé sur la Bourse de Milan, qui a perdu 1,18%, mais aussi à Madrid (-0,66%).

L'indice EuroStoxx 50 a cédé 0,37%, le FTSEurofirst 300 0,25% et le Stoxx 600 0,31%.

Les valeurs technologiques ont brillé dans le sillage du Nasdaq, qui a battu lundi son record de clôture et inscrit en début de séance mardi un plus haut absolu à 7.644 points.

L'indice Stoxx du secteur a gagné mardi 1,45%, porté notamment par STMicroelectronics qui a pris 4,87%, la plus forte hausse du CAC.

L'indice du compartiment technologique a atteint son plus haut niveau depuis 2001, avant l'éclatement de la bulle des valeurs internet. L'indice global MSCI des hautes technologies (+0,79%) avait fait de même lundi.

Du côté de la politique, le nouveau gouvernement italien, mené par Giuseppe Conte, devrait selon toute vraisemblance remporter mardi soir le vote de confiance du Sénat puis celui de la Chambre basse, "ce qui devrait aider à réduire encore la volatilité sur le marché", soulignent les économistes de Société générale.

Les investisseurs se tournent déjà vers les prochaines échéances: le sommet des pays du G7 vendredi et samedi au Canada, qui interviendra dans un contexte de tensions commerciales entre les Etats-Unis et ses principaux partenaires, et les décisions de politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed) et de la Banque centrale européenne (BCE), mercredi et jeudi de la semaine prochaine.

LA FED ATTENDUE AU TOURNANT

La publication, vendredi, d'un très bon rapport mensuel sur l'emploi aux Etats-Unis a alimenté les anticipations selon lesquelles la Fed pourrait relever ses taux trois voire quatre fois en 2018, une deuxième hausse, après celle de mars, étant attendue à l'issue du comité de politique monétaire des 12 et 13 juin.

En zone euro, l'indice PMI composite du mois de mai a été confirmé à 54,1 en version définitive, reflétant sans surprise le ralentissement observé depuis le premier trimestre. La nouvelle n'a eu que peu d'effets sur l'euro, qui repasse en dessous du seuil de 1,17 dollar après un pic à 1,1744 la veille.

Le dollar progresse parallèlement de 0,2% face à un panier de devises de référence, soutenu par l'annonce d'un croissance plus forte que prévu du secteur tertiaire aux Etats-Unis en mai, selon les résultats de l'enquête mensuelle de l'Institute for Supply Management (ISM) auprès des directeurs d'achats.

Aux valeurs en Europe, Casino a lâché 6,09% après la confirmation par les analystes de Barclays de leur recommandation à "sous-pondérer" en raison des récents mouvements de changes et de leur prudence pour les performances du groupe en France et à l'étranger. Ils ont abaissé leur objectif de cours à 34 euros contre 38 euros.

La plus forte baisse du SBF 120 est pour Eramet, en repli de 9,39% sur un abaissement de recommandation par Exane BNP Paribas, qui juge trop optimiste le consensus de prévision de bénéfice annuel du groupe minier et métallurgique français.

A l'heure de la clôture en Europe, le Dow Jones recule de 0,32% et le S&P 500 cède 0,18%.

Le Nasdaq poursuit timidement sa progression (+0,09%), notamment grâce à Twitter, qui prend 5,49%, à un plus haut de trois mois, après l'annonce que le titre remplacerait à partir de jeudi Monsanto dans le S&P 500.

Sur le front du pétrole, le Brent est reparti à la baisse après des informationsfaisant état d'une demande faite par le gouvernement américain aux producteurs de l'Opep d'augmenter leur production d'environ un milliard de barils par jour.

(Édité par Véronique Tison)


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