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L'ETA dit avoir "dissous toutes ses structures"

L'ETA dit avoir "dissous toutes ses structures"
Crédit photo © Reuters

MADRID (Reuters) - Le groupe séparatiste basque ETA dit avoir "complètement dissous toutes ses structures" dans une lettre en date du 16 avril citée mercredi par le journal El Diario sur son site internet.

Le groupe doit proclamer formellement sa dissolution dans les jours qui viennent après cinquante années de lutte armée pour l'indépendance du Pays basque, qui ont coûté la vie à 850 personnes.

L'ETA ("Euskadi Ta Askatasuna", "Pays basque et liberté") a déclaré un cessez-le-feu en 2011 et remis ses armes en avril 2017, mettant fin à la dernière grande insurrection armée en Europe occidentale.

"L'ETA a complètement dissous toutes ses structures et mis fin à son activité politique", précise la lettre envoyée à plusieurs organisations basques. Le groupe ajoute vouloir contribuer à "bâtir l'avenir" à partir de ce "nouveau point de départ".

L'ETA, fondé en 1959, du temps du général Francisco Franco, a revendiqué de nombreux attentats ciblés, visant notamment des militaires, ainsi que des attentats à la bombe qui ont fait de nombreuses victimes dans des lieux publics.

En 1987, l'explosion d'une voiture piégée devant un supermarché de Barcelone avait tué une femme enceinte et deux enfants, causant une vague d'indignation en Espagne et à l'étranger.

Les enquêtes et opérations antiterroristes menées par les polices espagnole et française avaient peu à peu affaibli l'organisation.

Selon un sondage de l'université de Deusto à Bilbao, publié en novembre dernier, 14% des personnes interrogées se disent favorables à l'indépendance du Pays basque.

L'ETA a présenté le mois dernier ses excuses pour les souffrances causées aux victimes de ses attentats et à leurs proches.

Dans sa lettre du 16 avril, le groupe souligne que s'il disparaît, la lutte pour l'indépendance du Pays basque, elle, se poursuit. "Le conflit n'a pas commencé avec l'ETA et il ne s'achève pas avec la fin de l'ETA", dit-il.

(Isla Binnie et Vincent West; Jean-Stéphane Brosse et Guy Kerivel pour le service français)


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