»
»
»
Consultation

L'espoir de négociations USA-Chine profite aux actions

L'espoir de négociations USA-Chine profite aux actions
Crédit photo © Reuters

par Marc Angrand

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en légère hausse à l'ouverture jeudi et les Bourses européennes, Londres exceptée, sont bien orientées, profitant de la perspective d'une reprise des discussions entre les Etats-Unis et la Chine sur le commerce international.

Les contrats à terme sur les principaux indices de la Bourse de New York suggèrent une ouverture en progression de 0,2% à 0,3%.

À Paris, le CAC 40 gagne 0,6% à 5.364,15 points à 11h25 GMT et à Francfort, le Dax prend 0,75 %. L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 est en hausse de 0,47%, l'EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,78% et le Stoxx 600 de 0,37%.

A Londres, le FTSE 100 recule de 0,08%, pénalisée entre autres par les valeurs pétrolières avec la baisse des cours du brut.

La Chine a salué jeudi l'invitation des Etats-Unis à ouvrir un nouveau cycle de négociations commerciales, même si Washington n'a pas formellement renoncé à relever les droits de douane sur quelque 200 milliards de produits importés de Chine.

Les deux camps discutent pour l'instant des modalités d'une éventuelle reprise des pourparlers. La réaction des marchés est donc mesurée, d'autant que l'agenda du jour est marqué par trois réunions de politique monétaire très attendues.

Sans surprise, la Banque d'Angleterre (BoE) a laissé son taux directeur inchangé à 0,75%. Elle a légèrement relevé sa prévision de croissance pour le Royaume-Uni au troisième trimestre, à 0,5% contre 0,4%.

La BCE, elle, ne devrait pas non plus modifier sa politique monétaire mais elle pourrait revoir en légère baisse ses prévisions de croissance et d'inflation et son président, Mario Draghi, devra probablement répondre lors de sa conférence de presse, à partir de 12h30 GMT, à des questions sur les modalités de l'arrêt des achats de titres sur les marchés.

La banque centrale turque, dont la décision était pour une fois presqu'autant attendue que celles de la BoE et de la BCE après les turbulences de l'été sur les marchés turcs et la chute de la livre, a choisi pour sa part la voie du resserrement de sa politique face à la montée de l'inflation (17,9% sur un an en août): son principal taux directeur est porté de 17,75% à 24% et pourrait encore monter.

Avant les décisions de politique monétaire, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, avait réaffirmé son opposition à la hausse des taux, qu'il rend responsable de l'accélération de l'inflation.

CHANGES

Les propos de Recep Tayyip Erdogan ont provoqué une nouvelle baisse de la livre turque, mais cette dernière est repartie de l'avant après l'annonce de la hausse de taux, remontant à 6,1950 pour un dollar contre un plus bas à 6,56 .

La livre sterling, elle, ne réagit pratiquement pas au statu quo de la BoE et reste quasi inchangée face au dollar et à l'euro.

La monnaie unique se traite autour de 1,1625 dollar avant le communiqué de la BCE et le billet vert s'apprécie de 0,11% face à un panier de devises de référence.

A L'AGENDA

Outre le communiqué de politique monétaire et la conférence de presse de la BCE, les investisseurs attendent à 12h30 GMT les chiffres mensuels des prix à la consommation - dont la progression devrait rester sur le rythme enregistré en août - ainsi que les dernières statistiques hebdomadaires des inscriptions au chômage aux Etats-Unis.

VALEURS EN EUROPE

L'espoir d'une détente dans le dossier des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine profite principalement aux secteurs habituellement les plus exposés aux risques de montée des barrières douanières: l'indice Stoxx européen de l'automobile gagne 1,75%, celui des matières premières 1,75% et celui des hautes technologies 1,07%.

Plusieurs fournisseurs européens d'Apple bénéficient parallèlement de la présentation mercredi par le groupe américain d'une série de nouveaux produits: AMS s'adjuge 3,58%, Infineon 2,83% et STMicroelectronics 1,97%.

En tête du CAC 40 à Paris, Michelin (+3,43%) est entouré après la confirmation de ses prévisions de résultats pour cette année.

Dans le rouge, Publicis cède 4,28% après l'abaissement de l'objectif de cours et des estimations de résultats de Credit Suisse.

Rubis (-8,84%) décroche après une déception sur le résultat net du premier semestre et Natixis monte, le marché saluant la vente de certains actifs à BPCE.

TAUX

Sur le marché des emprunts d'Etat, le rendement du Bund allemand à dix ans, référence pour l'ensemble de la zone euro, est quasi stable à 0,414% avant les annonces de la BCE.

Les rendements italiens, remontent d'un peu plus de deux points de base, à 2,797% pour le dix ans et 0,828% pour le deux ans, portés à la fois par les craintes de nouvelles tensions au sein de la coalition gouvernementale sur le budget 2019 et par une adjudication de 7,75 milliards d'euros à trois, sept et 30 ans.

Le Trésor italien a émis un montant correspondant au plafond de la fourchette indicative mais à des taux au plus haut depuis 2014.

PÉTROLE

Les cours du pétrole se replient après avoir inscrit mercredi des plus hauts de quatre mois. Le Brent revient ainsi sous le seuil des 80 dollars le baril, franchi la veille pour la première fois depuis mai et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) retombe sous 70 dollars.

Les prises de bénéfice sont favorisées entre autres par le rapport mensuel de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), dans lequel l'organisation, tout en disant s'attendre à voir la demande mondiale se rapprocher du cap des 100 millions de baril par jour (bpj), souligne la montée des risques économiques susceptibles de peser sur les cours.

(Édité par Blandine Hénault)


click here for restriction
©2018 Reuters

Reuters

Nombre de caractères autorisé : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !

Partenaires de Boursier.com